Recueil de bons plans pour préparer un long voyage ou un tour du monde

Où comment préparer un voyage multi destinations de longue durée

Me revoici, 3 mois depuis mon retour à la maison. Confinement oblige, j’ai fini de rédiger mes récits de voyage. J’ai bien sûr repris les billets du blog, mais j’ai également rédigé quelques lignes sur mon expérience personnelle d’un tour du monde, en solo, avec un sac à dos.

Je vous propose des astuces et anecdotes basées sur ma (très maigre et très courte) expérience pour répondre aux nombreuses questions que l’on m’a posé à mon retour. Vous trouverez aussi quelques idées, astuces et bons plans issus de mon expérience personnelle pour vous aider à concrétiser votre départ, ainsi que les récits de mon voyage.

Chapitre 1 : De l’idée à la concrétisation

Beaucoup ont réagi avec des étoiles dans les yeux en apprenant mon départ imminent en tour du monde. Il semblerait que partir en tour du monde soit le rêve de la plupart des gens mais que très peu ont au final de courage de sauter le pas. Il y a peu de chiffres disponibles sur le nombre de français osant partir en voyage de longue durée. La crise du Coronavirus de 2020 semble indiquer que 0,2% de la population française entreprend ce genre de voyage, même si 1 775 875 vivent à l’étranger (source : https://www.diplomatie.gouv.fr consulté le 06 Avril 2020).

Je ne suis pas plus courageuse qu’une autre, parce que parfois, au cours du voyage, je me suis dit  que j’avais eu une drôle d’idée sans vraiment en mesurer toutes les conséquences. Je ne saurais pas expliquer pourquoi j’ai sauté le pas, mais je suis convaincue que si je l’ai fait, alors c’est possible pour tous. Il y a des choses à régler et à mettre en place avant le grand départ, c’est vrai. Tout le monde ne partira pas en 3 mois comme moi. Mais ce n’est pas le but non plus. S’il faut 10 ans de préparation pour certains et un seul mois pour d’autres, l’essentiel est de franchir le pas.

J’ai décidé de faire un tour du monde parce que plusieurs pays m’attirent depuis toujours. Il y a aujourd’hui un débat sur la définition même d’un tour du monde. Pour moi et selon le site tourdumondiste.fr, la référence française en la matière (et ma bible personnelle et mon livre de chevet et LA vraie référence), un tour du monde est un voyage qui consiste à parcourir complètement et dans un sens donné le globe terrestre jusqu’à revenir à son point de départ. Nul besoin forcément de traverser tous les continents ou de rester plus de un mois dans chaque pays. La définition du tour du monde reste une conception personnelle et même si certains ne seront pas d’accord (Sarah, je te vois), il faut aller où on a envie et rester tant que l’on se sent bien. L’objectif principal est de vivre son rêve sans contraintes. Ne nous arrêtons pas sur la sémantique parce que l’idée de ce recueil est de vous aider à partir en voyage.

Une fois que vous avez envie de partir (la vie est courte, je pense donc qu’il faut arrêter de tergiverser et y aller), il faut concrétiser cette envie. Encore une fois, cela peut prendre des années, des mois ou des semaines, mais peu importe. L’important est de foncer et de ne plus reculer. Pour cela, une préparation minutieuse est nécessaire afin d’envisager tous les aspects bloquants et les lever les uns après les autres. Il faut également vous poser les bonnes questions : pourquoi faire un tel voyage ? Combien de temps ? Avec qui ? Comment ?

Sachez que le tourdumondiste moyen part un an et visite une dizaine de pays, principalement en Asie et en Amérique Latine. Il voyage le plus souvent en avion entre les continents. Une fois sur place, il prend des bus locaux, mange dans de petits étals ou des restaurants de rue, dort dans des hébergements bon marché et parfois chez l’habitant. Plutôt que de voyager en avion, certains choisissent de voyager en vélo, en camping-car, en voilier, en van… Beaucoup de voyageurs partent pour une longue durée sans forcément faire un tour du monde à proprement parler. On peut très bien partir six mois ou un an juste en Amérique du Sud, en Asie ou en Afrique et vivre une expérience tout aussi extraordinaire.

Lors d’un tour du monde, on voyage de façon très différente. On a le temps d’improviser, de changer de plans, de s’attarder aux endroits qui nous plaisent. On est d’ailleurs assez surpris, quand on commence à s’écarter des sentiers battus, de s’apercevoir que beaucoup d’autres voyageurs qu’on rencontre sont eux aussi partis depuis très longtemps. Il existe ainsi une vraie petite communauté de tourdumondistes qui se retrouvent ponctuellement au long de leur voyage.

On a tous nos propres motivations qui nous poussent à prendre le large. Les principales raisons qui font qu’un tour du monde vaut la peine d’être vécu peuvent être de sortir de sa zone de confort, d’avoir du temps, d’être libre, de déconnecter, de découvrir d’autres façons de vivre, de rencontrer d’autres voyageurs, de voir des lieux magnifiques, de goûter de nouvelles saveurs, de vivre des expériences extraordinaires, de reconnecter avec la nature, de prendre du recul, de donner une autre dimension à son couple, de faire vivre une expérience de vie à ses enfants, etc…

Combien de personnes rêvent un jour de faire le tour du monde, mais ne passent jamais à l’acte ? En effet, il est très facile de se trouver des prétextes pour remettre ce projet à plus tard, parfois indéfiniment. Les excuses qui reviennent le plus souvent sont que c’est trop cher, trop dangereux, mauvais pour la carrière professionnelle, trop compliqué à organiser ; que voyager, c’est fuir la vraie vie, que l’on va se sentir seul ou au contraire va-t-on se supporter (pour les couples et les familles). Certains ont peur pour l’éducation des enfants, ou peur de ne pas supporter le manque de confort, de finir par s’ennuyer, de ne pas supporter la nourriture, d’avoir des problèmes de santé, ont peur du retour. Bref vous l’aurez compris, il existe mille raisons de ne pas franchir le pas. Mais une fois que l’on trouve une solution à chaque problème, on concrétise petit à petit son rêve.

Les tourdumondistes partent en moyenne à 27 ans. Mais ce n’est qu’une moyenne. Je suis partie à 33 ans, j’ai rencontré des jeunes à peine majeures et des retraités aussi. Plusieurs événements peuvent vous pousser au voyage : la fin des études, un mariage, une naissance, une envie de changer de job, un licenciement, une rupture amoureuse, un problème de santé, un départ en retraite… Le cas le plus courant (le mien) est celui de jeunes actifs qui, après avoir travaillé quelques années et mis assez d’argent de côté, choisissent de mettre temporairement leur vie professionnelle entre parenthèses pour découvrir le monde. Mais il ne faut pas en faire une généralité. En réalité, il n’existe pas de « meilleur » moment pour partir. Si vous ne vous sentez pas prêt, vous trouverez toujours une raison de repousser votre départ.

Les tourdumondistes partent en moyenne un an. C’est un chiffre rond et ça correspond à la durée d’un congé sabbatique en France. Mais encore une fois, il n’y a pas de règle. La durée de votre voyage dépendra avant tout de votre budget. Plus vous partez longtemps, plus vous aurez de sorties d’argent sans en gagner en parallèle. La durée dépendra aussi du nombre de pays que vous souhaitez visiter et du temps que vous comptez passer dans chacun d’eux. Enfin, elle sera limitée si vous avez pris un congé sans solde, un congé sabbatique ou si vous vous êtes mis en disponibilité de la fonction publique. La durée de votre tour du monde n’est pas gravée dans le marbre. Certains voyageurs rentrent plus tôt que prévu. D’autres, au contraire, choisissent de ne pas utiliser leur dernier billet d’avion et prolongent leur voyage. Parfois, pour ceux qui arrivent à trouver un moyen de travailler en voyageant, le voyage peut se poursuivre pendant très longtemps.

Chapitre 2 : La préparation du voyage

  1. Emploi

La première question que l’on se pose en général est de savoir quoi faire avec son emploi. Tout le monde ne va pas démissionner sur un coup de tête pour partir en voyage. C’est évident et il est vrai que dans mon cas, la vie m’a donné un sacré coup de main. La demande de rupture conventionnelle à l’initiative de mon employeur m’a grandement aidée. Mais il existe plusieurs solutions, adaptée à chacun. Je ne rentrerai pas dans les détails administratifs, me contentant ici de lister les options.

La démission (concerne uniquement les salariés en CDI)  est la première possibilité. C’est la solution la plus simple, mais il faut être prêt à se lancer dans une recherche d’emploi au retour du tour du monde.

La rupture conventionnelle (concerne uniquement les salariés du privé en CDI) est aussi fréquente car elle donne droit aux allocations au retour du tour du monde en attendant de trouver un nouveau poste. L’employeur doit cependant accepter cette solution (et ce n’est souvent pas le plus simple).

Le congé sabbatique est un droit pour les salariés du privé qui ont au moins 36 mois d’ancienneté dans l’entreprise et au moins 6 ans d’expérience professionnelle. Sa durée est comprise entre 6 et 11 mois et il n’est pas rémunéré. C’est une solution très avantageuse, mais les conditions sont strictes. De plus, la possibilité donnée à l’employeur de décaler ou de refuser le congé fait qu’il vaut mieux avoir de bonnes relations avec lui pour pouvoir bénéficier d’un congé sabbatique.

Le congé sans solde n’est pas réglementé. L’employeur n’est donc pas obligé de l’accepter. Il s’agit d’un document signé par le salarié et l’employeur dans lequel on précise la date de début du congé et sa durée. Il entraîne une suspension du contrat de travail et n’est pas rémunéré. C’est une bonne solution pour ceux qui souhaitent reprendre leur job à leur retour, mais ne remplissent pas les conditions du congé sabbatique.

La mise en disponibilité est l’équivalent du congé sabbatique pour les fonctionnaires. C’est la seule solution pour les fonctionnaires qui veulent le rester à leur retour.

Le mi-temps annualisé pour les enseignants est aussi courant. Seule la moitié de l’année scolaire est travaillée à temps plein et normalement. Pendant l’autre moitié, on ne travaille pas. On est payé la moitié de son salaire pendant toute l’année ce qui est très intéressant quand on voyage d’avoir un salaire qui tombe. Par contre, c’est difficile quand on est en France et qu’il faut vivre avec une moitié de salaire seulement.

Le congé parental d’éducation permet d’arrêter momentanément de travailler pour s’occuper de ses enfants. Cela peut donc être une bonne solution pour les parents qui veulent partir faire le tour du monde avec des jeunes enfants.

Un abandon de poste consiste à ne plus se présenter sur son lieu de travail. L’abandon de poste est assez risqué. Lorsque vous rechercherez du travail à votre retour, le recruteur risque d’appeler votre ancien employeur. S’il apprend que vous avez déjà fait un abandon de poste, vous risquez fort de ne plus entendre parler de lui.

Si on touche des allocations chômage au moment du départ, on ne peut pas continuer de les percevoir pendant le voyage.

Si on touche le RSA au moment du départ, on ne peut pas continuer de le percevoir pendant le tour du monde.

  • Financement et budget

La deuxième question qui se pose est de savoir comment financer un tel voyage. En fonction des pays que l’on veut visiter, de la durée du tour du monde, du mode de voyage entrepris, cela peut coûter plus ou moins cher, ne nous mentons pas. Mais là encore, il existe plusieurs options permettant de financer son voyage (rappelez vous qu’il n’y a pas de problème mais que des solutions !).

La solution que j’ai choisie et aussi la plus courante est d’économiser. J’ai donc mis de l’argent de coté avec régularité pendant une dizaine d’années. J’ai ouvert un compte bancaire dédié que j’ai régulièrement approvisionné avec les primes professionnelles et cadeaux reçus pendant toutes ces années. Cette solution est longue et nécessite bien entendu de s’y prendre avec un peu d’avance.

Pour les plus pressés (ou moins économes), vous pouvez par exemple trouver des sponsors ou solliciter une bourse de voyage. Certains utilisent les sites de crowdfunding et sollicitent les dons sur Internet. Vous pouvez également travailler pendant le voyage pour renflouer votre compte en banque en cours de route et cela peut même devenir un vrai mode de voyage. On y reviendra plus loin mais la mise en location de son logement (si on est propriétaire) peut vous procurer une source de revenus pendant votre voyage. Certains prennent un crédit (mais il ne faut pas oublier qu’il faudra le rembourser un jour ou l’autre). On peut également gagner de l’argent avec son site de voyage (mais cela nécessite d’avoir les compétences techniques pour réaliser un vrai site qui aura du succès).

Il n’est pas facile d’arriver à estimer soi-même le coût d’un voyage au long cours. Plusieurs sites internet proposent des outils afin d’aider à calculer précisément le budget en prenant en compte les principaux paramètres qui impactent les dépenses : durée du voyage, pays visités, transport, hébergement, matériel, assurance, visas, vaccins…

Le budget total moyen d’un tour du monde est de 15 000 € par an et par personne. Mais cette moyenne reflète des réalités très contrastées. Certains tourdumondistes arrivent à voyager avec un budget presque nul, en se déplaçant uniquement à pied et en auto/bateau-stop, en campant ou en bénéficiant de l’hospitalité des gens. D’autres, au contraire, prennent beaucoup de vols ou voyagent dans un véhicule coûteux, logent à l’hôtel et font beaucoup d’activités (ce qui a été mon cas). Je n’ai pas souhaité me mettre en danger et sacrifier un confort minimal (deux douches par jour et dormir dans un lit) même si j’ai fait des concessions comme de dormir dans des auberges de jeunesse, dans des chambres de 20 personnes parfois.

Les dépenses sur place représentent la plus grosse partie du budget lors d’un long voyage : environ les deux tiers en moyenne. Viennent ensuite les billets d’avion qui représentent environ un cinquième du coût total (pas si chers que ça finalement). Le reste des dépenses est principalement composé de l’équipement, de l’assurance, des visas et des vaccins. Le budget quotidien moyen va du simple au quintuple parmi les pays les plus visités par les tourdumondistes. En Inde, on dépense en moyenne 18€ par jour alors qu’en Polynésie, le budget quotidien moyen est de 86 €. Si votre compte en banque n’est pas très garni, le meilleur moyen pour partir longtemps est de rester au maximum dans des pays peu chers. La zone la moins coûteuse est l’Asie (hors Japon, Corée et Chine : les pays que j’ai choisi de visiter bien sûr). La Chine, l’Amérique latine (hors Brésil et Argentine), et l’Europe de l’Est reviennent un peu plus cher, mais restent abordables. L’Europe occidentale, l’Amérique du Nord, le Japon, l’Océanie, le Brésil et l’Argentine nécessitent un budget élevé. L’Afrique est peu visitée par les tourdumondistes. Nous n’avons donc malheureusement pas beaucoup de données pour ce continent. Cependant, contrairement à ce qu’on pourrait penser, voyager en Afrique n’est pas forcément très bon marché. En effet, il n’y a quasiment pas de logement ni de transport à destination des backpackers (voyageurs en sac à dos).

Préparer un tour du monde, c’est un peu comme manger à un buffet à volonté. On a envie de ne rien rater et on a souvent tendance à vouloir visiter trop de pays. Mais une fois en route, vous vous rendrez vite compte que pendant un long voyage on n’a pas le même rythme qu’en vacances de une à deux semaines. J’étais sceptique mais ça n’a vraiment rien à voir je vous assure. Je vous conseille donc de ne pas être trop gourmand pour votre itinéraire. Voyager lentement permet aussi de limiter considérablement les dépenses de bus et autres transports locaux. Quand on reste quelques semaines au même endroit, on peut aussi s’arranger pour négocier un bon prix pour un logement. Les voyageurs qui ne restent en moyenne que deux ou trois semaines par pays ont des dépenses plus de deux fois supérieures à ceux qui restent plus de sept semaines par pays (comme par hasard moi aussi, à croire que je n’ai suivi aucun de ces conseils dis donc). Voyager à plusieurs permet aussi de diviser beaucoup de coûts par deux : les chambres, les taxis, les guides de randonnée… Bien souvent on paie seul une chambre qui contient deux lits simples ou un lit double. Si vous voyagez seul, vous rencontrerez souvent d’autres voyageurs solos qui cherchent également à économiser en partageant une chambre. C’est aussi une bonne façon de se faire des potes de voyage. Si vous voyagez en famille, vous ferez des économies d’échelle. Les enfants mangent moins et peuvent dormir dans la chambre de leurs parents. De plus, les petits ne paient pas forcément les transports.

  1. Les dépenses avant le départ sont principalement,, je le rappelle, les billets d’avion, l’équipement, les assurances, les visas et les vaccins.

Les billets d’avion

Les trois quarts des voyageurs longue durée se déplacent principalement en avion et en transports en commun locaux. Les tourdumondistes dépensent en moyenne 3 100 € pour leurs billets d’avion (pour 11 mois de voyage en moyenne), alors que ceux qui font un long voyage sans faire un tour du monde ne dépensent en moyenne que 1 000 € en billets d’avion (pour 7 mois de voyage en moyenne). Pour acheter vos billets d’avion, trois solutions s’offrent à vous :

1. Acheter vos billets au fur et à mesure

Cette solution à l’avantage d’offrir une grande flexibilité. En revanche, elle nécessite plus d’organisation pendant le voyage. En effet, il vous faudra acheter vos billets suffisamment à l’avance pour éviter de les payer au prix fort.

2. Acheter un billet tour du monde auprès de l’une des grandes alliances aériennes

Star Alliance, One World et Sky Team, ainsi qu’Emirates, proposent des billets tour du monde. Le principe est simple : vous achetez vos billets en une fois et les dates sont ensuite modifiables gratuitement (mais pas les destinations). Chaque alliance propose sa propre gamme de billets tour du monde. Leurs prix varient d’environ 2 500 € à 4 500 € par personne en classe économique, en fonction du nombre de continents visités ou du nombre miles parcourus.

3. Acheter un billet tour du monde auprès d’une agence de voyage spécialisée (ce que j’ai fait)

Certaines agences de voyage, comme Travel Nation, Zip World (ceux que j’ai choisi) ou Ave Mundum sont spécialisées dans les billets tour du monde sur mesure. Elles combinent les offres des alliances avec des vols d’autres compagnies pour que vous ne soyez pas limité aux destinations desservies par les compagnies de l’alliance. Elles peuvent vous conseiller dans l’optimisation de votre itinéraire pour faire baisser le prix de vos billets ou ajouter des destinations à peu de frais. Leurs prix commencent à environ 1 500 € pour des billets tour du monde très basiques et même beaucoup moins pour d’autres types de billets multi destinations.

Pour réduire le budget des billets d’avion, limiter le nombre de vols est le meilleur moyen. La première question à vous poser est « Est-ce que je veux absolument faire un tour du monde ? ». En effet, faire un tour du monde nécessite de traverser l’océan Pacifique, ce qui augmente beaucoup le coût des billets d’avion, même en prenant un billet tour du monde. Il est tout à fait possible de faire un voyage inoubliable sans traverser le Pacifique. Bien sûr, vous ne pourrez pas dire « J’ai fait le tour du monde » en rentrant, mais finalement est-ce si grave que ça ? Un bon moyen d’économiser est de ne prendre l’avion que pour changer de continent. Vous pouvez arriver dans une ville, voyager en prenant les transports en commun locaux et repartir d’une autre ville. On appelle ça les tronçons terrestres. Ils peuvent être prévus dans un billet tour du monde (on les représente de cette façon //). Si vous voyagez ainsi, vous pourrez faire un tour du monde en ne prenant que trois ou quatre fois l’avion.

Par exemple : Paris – Bangkok // Singapour – Perth // Sydney – Santiago // Lima – Paris

L’équipement

Les tourdumondistes dépensent en moyenne 600 € pour leur équipement. Cependant, cette moyenne cache des écarts très importants. Certains voyageurs se contentent principalement de ce qu’ils avaient déjà en leur possession, d’autres investissent dans du matériel haut de gamme. Un équipement basique peut tout à fait faire l’affaire. Vous pouvez vous contenter de ce que vous avez déjà chez vous et compléter avec du matériel Décathlon par exemple, qui offre un bon rapport qualité/prix ou acheter d’occasion. Si vous comptez camper, faire du trekking en haute montagne, ou souhaitez voyager ultraléger, opter pour du matériel plus performant peut être une bonne idée. Vous pouvez profiter de soldes, de ventes privées ou de promotions sur internet pour en trouver à des prix raisonnables.

L’assurance

En dehors de l’Europe, la sécurité sociale française ne vous remboursera qu’en cas d’événement inopiné et seulement selon les barèmes français. Les assurances des cartes bancaires de vous couvrent que pour les trois premiers mois de voyage. Il est donc fortement recommandé de prendre une assurance voyage longue durée. Les tourdumondistes dépensent en moyenne 400 € pour leur assurance voyage. C’est un budget non négligeable, mais qui peut vous éviter une addition très salée en cas de problème. La plupart des assurances couvrent les risques suivants : rapatriement, frais médicaux, décès, invalidité, assistance juridique, frais de recherche et de secours, retour anticipé, annulation, bagages et responsabilité civile. Il n’est pas facile de s’y retrouver dans la multitude d’assurances voyage proposées sur le marché. Mais vous pouvez retrouver sur internet des comparatifs très détaillés des couvertures et des tarifs de tous les principaux assureurs pour vous aider à faire votre choix.

Les visas

Le passeport français est l’un des « meilleurs » au monde car il permet de rentrer dans 188 pays sans visas (mais avec des autorisations électroniques). Mais pour entrer dans certains pays, vous devrez payer un visa. La plupart des pays d’Amérique Latine sont accessibles aux Européens sans visa. En Asie et en Afrique, en revanche, beaucoup de pays en demandent un. Les tourdumondistes dépensent en moyenne 200 € pour leurs visas. Quand l’option est proposée, préférez les e-visas qui sont en général moins chers que les visas classiques.

Les vaccins

Avant de partir voyager dans des pays tropicaux, il faut passer par la case vaccins. Vous pouvez les faire dans un centre de vaccinations internationales. Ceux des hôpitaux sont en général moins chers que ceux de l’Institut Pasteur ou du centre de vaccination Air France. Le nombre de vaccins à faire dépend des pays que vous visitez, des vaccins que avez déjà faits auparavant et du niveau de risque que vous êtes prêt à prendre. Les seuls vaccins qui sont remboursés par la sécurité sociale sont : Diphtérie, tétanos, coqueluche et poliomyélite, Rougeole, rubéole et oreillons et Hépatite B. Les autres ne sont pas remboursés, mais certaines formules de mutuelles peuvent parfois les prendre en charge. Les tourdumondistes dépensent en moyenne 200 € pour leurs vaccins. Hypochondriaque de nature, mes vaccins étaient bien entendu à jour. Vu les pays visités, mon généraliste n’a pas jugé utile de m’en faire d’autres. C’est donc un poste de dépenses que je n’ai pas eu.

Le véhicule

Plutôt que de voyager en avion et en transports en commun locaux, certains tourdumondistes préfèrent partir avec leur propre véhicule. Il est possible de faire de grosses économies sur les billets d’avion en choisissant un mode de transport alternatif. Voyager en vélo revient en moyenne beaucoup moins cher qu’en avion, même en prenant en compte l’achat du matériel. Cependant, la somme que dépensent les tourdumondistes pour leur vélo et leur équipement varie énormément. Certains s’en sont sortis pour 500 €, alors que d’autres ont dépensé plus de 6 000 €. Beaucoup de familles et certains couples optent pour un véhicule motorisé pour leur tour du monde : camping-car, camion, van aménagé, 4×4, voilier… Là encore, l’investissement varie beaucoup selon le type de véhicule : de 2 000 € pour un vieux van aménagé à plus de 300 000 € pour un camion 4×4 haut de gamme. Si vous choisissez de voyager avec votre véhicule, partir d’Europe jusqu’en Asie ou en Afrique par la route vous permettra de ne pas prendre d’avion du tout. Il est aussi possible de vous rendre sur le continent américain et d’acheter un véhicule sur place. Si vous souhaitez faire un véritable tour du monde avec votre véhicule, il vous faudra prévoir un budget supplémentaire important pour le transporter par cargo d’un continent à l’autre. Vous devrez également payer des billets d’avion, car il n’est, en général, pas possible d’embarquer sur le navire avec votre véhicule. J’ai loué un campervan en Australie et une voiture à Vancouver mais voyageant seule, ces dépenses sont assez élevées et je n’ai pas jugé judicieux d’acheter un véhicule (et conduire tout le temps toute seule). Mais il s’agit d’un choix personnel.

  • Les dépenses sur place ne sont pas négligeables, loin de là.

Les tourdumondistes dépensent en moyenne 10 500 € sur place, soit environ les deux tiers du budget total. De manière générale, le budget sur place se répartit à peu près à parts égales entre l’hébergement, la nourriture et les boissons, les transports locaux, les visites, activités et dépenses diverses. Mais cette répartition varie selon les pays. Si vous faites un trek avec un guide au Népal ou si vous prenez des cours de plongée en Thaïlande, la part des activités sera plus élevée. Si vous visitez la Patagonie en Argentine, la part des transports locaux sera prépondérante. Dans les pays riches, au contraire, la part de l’hébergement et de la nourriture sera plus importante. Personnellement, c’est ce qui a plombé mon budget initial et que j’avais plutôt mal estimé avant le départ. J’ai dépensé plus d’argent que prévu pour les activités et déplacements dans les pays.

L’hébergement

Dormir dans les bus, une bonne technique pour économiser des nuits d’hôtel. Je l’ai fait deux fois en Asie où l’hygiène et la propreté sont irréprochables. Ca reste donc de bonnes expériences pour moi. La plupart des tourdumondistes logent dans des hébergements pour backpackers pendant leur voyage. Il s’agit le plus souvent de guesthouses ou de bungalows en Asie, d’auberges de jeunesse ou de petits hôtels pas chers en Amérique Latine et dans les pays riches. J’étais très sceptique et critique, mais j’ai très vite dû me forcer à dormir dans ce type d’hébergement. La première fois ça a été à Washington D.C. Et même si c’était sous la contrainte au départ, j’ai tellement aimé l’expérience que j’ai fini mon voyage en ne dormant que dans des auberges de jeunesse ou guesthouses, même quand je pouvais prendre des chambres seules. J’ai eu la chance de tomber sur des colocataires exemplaires (sauf une fois en Corée du Sud mais ce n’était que pour une nuit donc ce n’était pas grave) et avec lesquels je me suis bien entendue.

Dans les zones très touristiques, les prix s’envolent en haute saison. Celle-ci n’est pas forcément la même dans tous les pays, ce qui permet, avec un peu d’organisation, d’éviter de se retrouver au milieu des hordes de vacanciers et de payer le prix fort. Quand vous voyagez en basse saison et que les logements sont peu remplis, il est souvent possible d’obtenir une réduction en marchandant un peu. L’important, quand vous négociez, est d’être patient et de garder le sourire. Il est possible de faire de grosses économies en optant pour d’autres types d’hébergements :

  • Le camping : Partir avec une tente alourdira votre sac à dos, mais vous permettra de dormir gratuitement partout dans le monde.
  • Le couchsurfing : son intérêt est avant tout de rencontrer des locaux sympas pour partager leur culture, mais il permet aussi de se loger gratuitement.
  • L’hébergement contre travail : via des sites comme Wwoof, HelpX ou Workaway, vous pouvez travailler bénévolement avec une communauté locale en étant nourri et logé.
  • Dormir dans les bus : En Asie et en Amérique Latine, beaucoup de bus sont équipés de sièges inclinables permettant de dormir lors des trajets de nuit, ce qui vous permettra d’économiser des nuits d’hôtel (mais l’hygiène n’est pas toujours au rendez-vous donc prudence).
  • Dormir dans un van : Si vous voyagez dans de grands pays riches comme l’Australie, la Nouvelle-Zélande, les États-Unis, le Canada, il peut être intéressant d’acheter (ou louer) un van et de dormir dedans ou d’acheter une voiture et une tente pour faire du camping. Vous pourrez ensuite le revendre à votre départ. Plus vous restez longtemps, plus c’est intéressant par rapport à la location d’un véhicule. J’ai loué un van en Australie pendant 1 mois et l’expérience a été très concluante. J’ai choisi de ne pas dormir n’importe où mais uniquement dans des campings (on n’oublie pas les douches obligatoires et le minimum de confort quand même). Je devais donc payer quelques dollars pour me garer mais malgré cela, la liberté que l’on ressent, le confort du campervan font que j’ai vécu des expériences inoubliables.

La nourriture

Dans beaucoup de pays, pas besoin d’aller dans un restaurant pour bien manger. Dans la rue ou sur les marchés, la nourriture est toujours fraîche et les plats ne sont pas modifiés pour plaire aux palais occidentaux. C’est surtout dans les pays dont le niveau de vie est plus élevé qu’il faudra faire attention à ce poste de dépense. Il revient beaucoup moins cher d’acheter à manger dans les magasins et de cuisiner que de manger à l’extérieur. La plupart des auberges de jeunesse mettent des cuisines à disposition. Privilégiez les produits locaux, souvent moins chers que les produits importés. Si vous faites du camping, investir dans un réchaud et une popote vous permettra de faire pas mal d’économie sur la nourriture.

Les boissons et les sorties

Ce poste de dépense semble marginal, mais une soirée un peu arrosée dans un bar ou un resto peut vite faire déraper votre budget. Dans beaucoup de pays, une bière coûte plus cher qu’un repas. Réduire votre consommation d’alcool fera donc du bien à votre foie et à votre porte-monnaie. Cependant, on comprend l’importance d’un petit apéro de temps en temps. Alors, plutôt que de vous sevrer complètement, privilégiez les spécialités locales, en général moins chères que la bière.

Les transports locaux

Votre moyen de transport principal sera le bus. Privilégiez les bus locaux, moins chers et plus authentiques que les bus pour touristes. Dans certains pays, comme l’Inde notamment, le train est également très bon marché si vous évitez les classes de luxe. Les vols intérieurs sont en général beaucoup plus chers, notamment en Asie, les vols low-cost valent parfois le coup. Dans les pays où le coût de la vie est bas, il est possible de se déplacer en taxi, touk-touk ou rickshaws sans se ruiner. En vous renseignant un peu dans votre guide et autour de vous, vous pourrez assez facilement connaître le prix « normal » d’une course. Fixer le prix à l’avance vous permettra d’éviter une addition salée à l’arrivée.

Les visites et les activités

Les visites de lieux très connus, les tours ou les activités sportives comme le trekking avec un guide et la plongée peuvent vite faire décoller votre budget. À peine arrivé dans une nouvelle ville, votre hôtel vous propose généralement des activités en partenariat avec des agences locales. En cherchant un peu, il est souvent possible de vous organiser sans intermédiaire pour visiter un monument, faire une randonnée ou profiter de toutes sortes d’attractions touristiques. Bien sûr, vous serez la cible du «  marketing de la peur ». Il consiste à vous convaincre que vous ne pourrez pas y arriver par vous-même, que c’est impossible, bla bla bla… Ne vous laissez pas impressionner, mais prudence quand même.

Les frais bancaires

A chaque fois que vous utilisez votre carte bancaire pour payer ou retirer de l’argent en dehors de la zone euro, votre banque vous prélève des frais. Si vous êtes dans une banque traditionnelle, ces frais peuvent aller jusqu’à 500 € sur une année de voyage. Il est donc intéressant d’ouvrir un compte dans une banque en ligne ou une banque mobile. Certaines banques, comme Monabanq ou N26 proposent des offres sans frais sur les retraits à l’étranger. J’ai donc ouvert un compte Monabanq avant de partir, mais je n’ai que très peu utilisé la carte. J’ai surtout pris une carte Revolut qui est, à mon humble avis, la meilleure et unique carte à avoir lors de son tour du monde. Il n’y a aucun frais lors des retraits, les transactions sont instantanées donc on peut suivre et gérer son budget en temps réel. Cette carte est réellement mon coup de cœur du tour du monde. Cette carte me sert quotidiennement depuis mon retour et n’attend que mon deuxième départ pour d’autres aventures.

Les autres dépenses sur place

Les autres dépenses peuvent inclure les lessives (une par semaine en ce qui me concerne), le coiffeur (et un petit plaisir de breads dans un salon aux States), l’achat de souvenirs et de cadeaux (très peu vu le sac à dos), l’envoi de colis en Europe, les frais de téléphone ou de connexion à Internet (Free propose des forfaits internationaux à très petits prix et très intéressants), le rachat ou la réparation d’équipement en cas de vol, de perte ou de casse, les arnaques (payer le visa pour la Nouvelle Zélande trois fois son prix par exemple), et les frais médicaux en cas d’accident ou de maladie (remboursés ensuite par votre assurance voyage).

Dépenses qui continuent en votre absence

On les oublie souvent quand on calcule un budget pour un tour du monde. Le fait d’être en voyage n’empêche pas certains frais de continuer à être débités. Pensez à laisser assez d’argent sur votre compte pour éviter de tomber dans le rouge sans vous en rendre compte. Je pense par exemple à la taxe foncière si vous êtes propriétaire, l’assurance habitation si vous conservez votre logement pendant votre voyage, l’assurance auto. Même si personne n’utilise votre voiture pendant votre absence, elle doit obligatoirement rester assurée, c’est la loi. Il vous faut donc contacter votre assurance pour passer à la formule la moins chère. Il existe tout de même une solution pour ne pas payer d’assurance en votre absence. Vous pouvez mettre votre véhicule hors d’état de nuire ou de circuler (ses roues ne doivent plus toucher le sol et la batterie et le carburant doivent être retirés). J’ai choisi de souscrire à l’assurance hors circulation (environ cinq euros par mois) et j’ai rétabli mon assurance tout risque à mon retour. Pour l’abonnement téléphonique, quand on voyage, il est parfois bien utile de garder un petit forfait de téléphone qui fonctionne à l’international pour pouvoir recevoir des appels et les codes validation de votre banque par texto. J’ai donc garder ma ligne en prenant le plus petit forfait d’environ dix euros et j’ai ouvert une ligne internationale chez Free pour une vingtaine d’euros par mois. Ce forfait couvrait 80% des pays que j’ai visités et pour les pays non couverts par le forfait, je n’utilisais que la wifi et WhatsApp, et tout s’est excellemment bien passé.

Si vous avez quitté votre logement et que vous ne connaissez personne qui puisse stocker vos meubles, vous pouvez les entreposer dans un garde-meuble. Pour limiter les frais, pensez aux plateformes de co-stockage entre particuliers, moins chères que les services de self-stockage traditionnels.

Si vous avez des emprunts en cours de remboursement pour votre logement, votre voiture ou vos études, vous devrez continuer à les rembourser pendant le voyage. Si votre contrat le permet, vous pouvez cependant demander de suspendre le remboursement de votre crédit pendant la durée de votre tour du monde.

Garder une mutuelle n’est pas indispensable pendant un tour du monde. Cependant, quelques voyageurs font le choix d’en garder une pour être sûr que leurs frais médicaux en France soient couverts à 100 % en cas de rapatriement.

  • Construire son itinéraire

Planifier son itinéraire, c’est la partie la plus amusante de la préparation d’un tour du monde. Il faut tout d’abord chercher de l’inspiration. J’ai listé pendant mon arrêt maladie tous les pays et toutes les villes qui me faisaient rêver, sans censure et sans rien oublier. Pour trouver cette inspiration, vous pouvez aussi parlez avec vos amis voyageurs, lire des blogs de voyage, des forums et des groupes Facebook de voyageurs, des guides et des magazines de voyage, regarder des émissions de télé (je suis devenue fan de « nus et culottés », de « échappées belles » et d’autres émissions de voyage sur France 5 et Arte), écouter des émissions de radio et des podcasts. Vous pouvez aussi consulter la carte du monde des sites classés au patrimoine mondial de l’UNESCO. Toutes ces sources d’inspirations viendront nourrir vos réflexions.

Faites une première liste très large, sans vous brider, de tous les pays et de tous les lieux que vous aimeriez visiter, de tous les événements auxquels vous aimeriez participer et de toutes les expériences que vous aimeriez vivre. Si vous partez à plusieurs, faites chacun votre liste en essayant de ne pas en parler aux autres pour ne pas vous influencer. Une fois que votre liste vous semble terminée, classez-là par ordre de priorité : ce que voulez impérativement voir en haut et ce à quoi vous êtes prêts à renoncer en bas.

Si vous partez à deux (ou plus), une fois que chacun aura fait sa liste, confrontez vos envies. Les endroits qui sont dans vos deux listes sont les plus faciles à choisir. Essayez ensuite de combler des espaces entre chacun de vos pays communs avec des pays qui n’ont été choisis que par l’un d’entre vous pour créer un itinéraire avec un maximum de pays frontaliers. Si vous voyagez en famille, vous pouvez impliquer les enfants dans le choix en leur proposant, par exemple, de choisir chacun un pays.

Il faut ensuite éliminer des pays. C’est l’étape la plus difficile. Il faut faire des concessions et renoncer à certains pays si vous ne voulez pas vous retrouver avec une liste longue comme le bras et courir pendant tout votre voyage. Commencez par éliminer les pays qui sont trop excentrés par rapport au reste de votre itinéraire. Certains critères vous permettront de faire évoluer votre itinéraire, comme la durée et le rythme du voyage, le budget, le transport, le climat, la sécurité, les visas, les frontières et votre empreinte carbone. Je suis passée par une agence de voyage pour les billets et ils m’ont également beaucoup aidé à planifier le voyage. Certaines destinations sont plus chères que d’autres, certaines combinaisons de vol compliquées ou impossibles. C’est aussi une bonne façon de finaliser et d’optimiser ses choix.

Il existe un site de référence, le planificateur A-contresens sur internet, qui vous permet de finaliser votre itinéraire. Vous devez en effet entrer vos destinations, les dates (approximatives, soit) pour chaque ville et pays. Cela peut prendre un peu de temps, mais vous aurez une vision globale de votre voyage avec une carte (ce qui vous permettra de rectifier votre itinéraire par exemple), de valider le budget, vérifier que vous avez choisi les bonnes saisons, etc. ce site est une véritable pépite et absolument incontournable selon moi. C’est le seul outil spécifiquement conçu pour les voyageurs au long cours. Il vous permet de construire votre itinéraire en ligne et vous indique si le climat est favorable à chaque destination au moment où vous avez prévu d’y être. Vous pouvez ensuite le visualiser sur une carte. Cet outil vous demande de spécifier une ville pour chaque destination, ce qui vous encourage à surplanifier votre voyage. Vous pouvez aussi rechercher parmi les itinéraires de milliers d’autres voyageurs pour trouver de l’inspiration. Les filtres dans la colonne de gauche vous permettent d’affiner vos critères. Il faut cependant être conscient que la majorité de ces itinéraires sont des itinéraires prévisionnels. Les voyageurs modifient généralement leur trajet en cours pour ralentir leur rythme par rapport à ce qu’ils avaient prévu, mais ne le mettent pas forcément à jour sur le planificateur A-contresens. Mais cela vous donne une très bonne vision pour débuter votre planification.

La combinaison de la durée et du rythme de votre voyage va déterminer le nombre de pays que vous pourrez inclure dans votre itinéraire. Prévoyez un rythme plus lent qu’en vacances. Quand vous commencerez à réfléchir à l’itinéraire de votre tour du monde, il sera difficile de perdre les réflexes que vous avez acquis en organisant vos précédentes vacances à l’étranger. Pour un séjour de deux ou trois semaines dans un pays, on préfère souvent avoir une idée assez précise de ses étapes afin d’éviter de passer à côté des lieux incontournables. Un long voyage est très différent. Au bout de quelques mois de voyage, vous vous lasserez d’enchaîner les visites de sites (si si je vous assure). Ne soyez pas trop gourmands. Il vaut mieux visiter moins de pays, mais prendre le temps de bien les découvrir en restant plus longtemps à chaque endroit. Il vous faut découvrir plus que les incontournables.

Le principal intérêt d’un tour du monde est d’avoir le temps de sortir des sentiers battus. Ne cherchez pas forcément à visiter tous les lieux incontournables indiqués par les guides. Ils sont souvent chers et très fréquentés. Passez par des endroits plus originaux, plus authentiques. Ils réservent souvent de belles surprises et vous pouvez y faire des rencontres intéressantes. Ne regrettez pas de ne pas pouvoir tout voir, car au final, les meilleurs moments sont les plus simples et les plus inattendus.

Il faut absolument laisser de la place à l’imprévu. L’autre gros avantage d’un long voyage, par rapport à de simples vacances, est d’avoir le temps de laisser la place à l’imprévu. On vous déconseille donc de planifier en détail l’itinéraire au sein de chaque pays. Pour certaines personnes (dont moi), il est difficile de résister à cette tentation, mais croyez-moi, votre voyage sera certainement plus intéressant si vous ne le faites pas. Par exemple à Hong Kong, j’ai eu 2 jours off. En regardant une carte à l’auberge, j’ai vu que Macao était à 1h de ferry. J’ai donc décidé sur un coup de tête d’y aller, et je n’ai absolument pas regretté, bien au contraire. En général, je planifiais ce que j’allais faire dans chaque ville et pays une fois arrivée. Le personnel des auberges de jeunesse a l’habitude de donner les bons plans et les incontournables. Ils m’aidaient donc à chaque fois à faire les bons choix. Les blogs de voyage spécialisés m’ont aussi énormément aidé à sortir des capitales pour aller visiter des villes plus méconnues.

Vous pouvez prévoir la liste et l’ordre des pays que vous visiterez. Cependant, soyez conscients que peu de tourdumondistes respectent leur itinéraire de départ (ayant pris mes billets à l’avance, j’ai modifié des dates mais j’ai respecté toutes mes destinations sans rien changer). Des opportunités inattendues se présenteront sûrement en cours de route. Soyez prêts à les saisir, les lieux où vous aurez envie de vous attarder ou les gens avec qui vous avez envie de faire un bout de chemin. N’hésitez pas à changer vos plans. C’est souvent une belle aventure.

Faites aussi des choses que vous ne pourriez pas faire en vacances. Votre tour du monde sera peut-être la seule fois dans votre vie où vous aurez le temps de consacrer plusieurs semaines, voire plusieurs mois, à une activité à l’étranger. Vous pouvez par exemple en profiter pour travailler, faire du volontariat, du woofing, passer des diplômes de plongée, faire un long trek ou prendre des cours de langue.

Vous devez vous aménager des temps de repos. Plusieurs mois de voyage à bouger tout le temps, ça use. Je n’y croyais pas au début et j’étais très moqueuse. Mais je vous assure qu’un tour du monde n’a rien à voir avec une ou deux semaines de vacances annuelles. C’est vraiment fatiguant. A mon retour, j’ai pris près de 2 mois pour me retrouver et ne plus être épuisée.  Si vous passez votre temps à enchaîner des visites de sites touristiques et à changer d’endroit tous les trois jours pendant un an, vous risquez de finir sur les rotules. Certains tourdumondistes vont même jusqu’à faire une sorte de burn-out du voyageur. Ça paraît peut-être étrange, mais il est bon de prévoir des temps de repos pendant votre voyage. Si vous en parlez à vos proches, ils se moqueront peut-être de vous : « Quoi, tu as besoin de vacances pour te reposer de tes vacances ? ». Cependant, je vous conseille vraiment de vous aménager des temps de repos au cours de votre voyage.

On se pose souvent la question de savoir combien de temps rester dans chaque pays. C’est vraiment très personnel. Je me suis rendue compte que mon itinéraire était fatiguant soit mais j’avais vraiment très bien préparé mon voyage car je suis restée le juste temps pour moi. Je visite quand même assez vite et venant d’une île, je n’avais pas les mêmes attentes que certains. Prenez donc bien le temps de préparer votre voyage en fonction de vous, de ce que vous soulez voir. Ce n’est pas nécessaire de rester un mois dans chaque pays par exemple. Ecoutez-vous et faites les bons choix pour vous. Un tour du monde n’est pas une course aux tampons sur le passeport. Mais on n’est pas non plus obligé de « sacrifier » des pays avant de partir. Il faut trouver son juste milieu.

Avant de confirmer un pays dans votre itinéraire, je vous conseille de consulter la rubrique Conseils aux voyageurs du site du Ministère des Affaires Étrangères français. Vous y trouverez des cartes remises à jour très régulièrement. Elles classifient précisément chaque zone du monde selon quatre niveaux de danger. Il vous faudra ensuite déterminer jusqu’où vous être prêt à vous rendre en fonction de votre aversion au risque. La lecture des conseils du Ministère des Affaires Étrangères peut être assez inquiétante. En effet, même pour des pays qui semblent sûrs, le site signale souvent des risques qui font peur (le risque zéro n’existe pas, même à Paris). Toutefois, il faut garder à l’esprit qu’il a pour vocation de recenser de façon la plus exhaustive possible tous les dangers liés aux pays. Il faut donc le prendre avec un peu de recul. Je vous conseille également de vous inscrire sur le site Ariane du ministère des affaires étrangères. Cela permet de savoir que vous êtes dans une pays étranger pendant une période donnée en cas de problèmes et d’évacuation.

Enfin, je vous conseille de télécharger une application révolutionnaire pour un tour du monde. Je parle bien sûr de Polarsteps. C’est une application qui vous permet d’enregistrer automatiquement votre itinéraire grâce au GPS de votre téléphone pendant votre voyage. Votre parcours peut être visualisé par vos proches sur une grande carte, avec une colonne chronologique de textes et photos sur le côté. Vous pouvez choisir d’activer la géolocalisation automatique via l’appli mobile. Elle peut être réglée pour consommer très peu de batterie sur votre téléphone. Si vous laissez la géolocalisation activée, Polarsteps vous propose des étapes en fonction des lieux que vous avez visités et géotague automatiquement vos photos. Vous pouvez ajouter des étapes et continuer à être géolocalisé hors connexion. Vos informations seront automatiquement synchronisées dès que vous aurez à nouveau du réseau. Enfin, une fois votre voyage terminé, vous pouvez, si vous le souhaitez, faire imprimer un livre qui sera automatiquement généré à partir de votre carte, de vos photos et de vos textes. Cette appli a littéralement illuminé mon tour du monde. Je n’ai pas eu à envoyer à chaque proche les photos et commentaires de mon voyage. Tout était centralisé sur l’application et mes amis pouvaient suivre à leur rythme mon voyage. J’ai choisi de créer un compte privé ce qui m’a permis de sélectionner ceux qui avaient accès à mes photos et récits de voyage. Cela demande une certaine discipline afin de télécharger chaque jour les photos et mettre les commentaires, mais à la fin du voyage, c’est juste magique et mémorable.

Je vous propose mon itinéraire en exemple.

  • Durée : 5 mois et demi
  • Nombre de pays : 10
  • Distance : 95 516 km
  • Principaux moyens de transport : Avion, bus, uber
  • Nombre de vols : 25
  • Budget total : environ 10 000 €

Paris – Boston // Seattle – Honolulu – Auckland – Nouméa – Sydney // Cairns – Bali – Taipei – Séoul – Hong-Kong – Tokyo – Paris

  • Le sac à dos

Quand on part la première fois pour un long voyage de plusieurs mois, on a peur d’oublier quelque chose. On a du mal à distinguer les objets qui seront vraiment utiles des gadgets qui ne serviront jamais. On a l’impression que s’il nous manque un vêtement ou du matériel, on aura beaucoup de mal à le trouver à l’autre bout du monde. Selon le site tourdumondiste.fr (ma bible, rappelez vous), le poids moyen du sac (sac d’appoint compris) est identique pour les femmes et les hommes : 15 kilos (17,5 kilos pour ceux qui voyagent avec des enfants). C’est trop je vous assure. Quand on demande aux tourdumondistes  ce qu’ils changeraient si c’était à refaire, la plupart répondent : « Ne pas trop se charger au départ ». Beaucoup ont dû renvoyer une partie de leur équipement par la poste en cours de route pour s’alléger. D’ailleurs, ceux qui repartent pour un deuxième long voyage sont presque toujours moins chargés que la première fois.

Voyager avec un sac trop lourd peut avoir un gros impact sur votre voyage.

  • Vous serez vite fatigué. Marcher en plein soleil avec un sac de 15 kilos n’est pas une partie de plaisir. Vous serez souvent tenté de prendre le premier hébergement que vous trouvez, plutôt que de marcher avec votre sac sur le dos pour en dénicher un autre moins cher. Il vous sera aussi difficile de courir derrière un bus si vous êtes en retard.
  • Vous serez encombré. Dans les bus, il n’y a pas toujours de soute. Quand il y en a une, elle est parfois pleine quand vous arrivez. Vous pouvez aussi avoir peur de vous le faire voler aux arrêts. Dans ces situations, vous embêterez tout le monde en prenant un sac trop gros à l’intérieur. Un gros sac vous empêchera aussi de prendre des motos-taxis.
  • Vous perdrez du temps. Vous devez refaire votre sac à chaque fois que vous changez d’endroit. Plus il est gros, plus c’est long. Quand vous devez attendre pour prendre un bus, il est agréable de pouvoir aller vous balader. Si votre sac est trop gros, vous perdrez ce temps à rester dans la gare routière.
  • Vous serez plus stressé. Vous ne vous sentirez pas en sécurité en vous promenant en ville, car vous attirerez les regards. Plus votre sac est gros, plus vous avez l’air encombré et maladroit. Un gros sac donne aussi l’impression de contenir plus de choses de valeur. Votre stress impactera vos relations avec les habitants des pays que vous visiterez.
  • Vous dépenserez plus d’argent pour acheter votre équipement, mais aussi pour mettre votre sac en soute dans les compagnies low-cost, alors qu’un sac léger peut passer en cabine.

Faire le tour du monde avec un sac de moins de 5 kg, ça paraît impossible et pourtant sans pour autant finir en slip, certains le font avec encore moins. Par contre, je vous avoue que c’est assez compliqué. Mon sas à dos faisait 9 kg malgré tous mes efforts d’allègement. En achetant des souvenirs pour mes proches, il est même monté jusqu’à 14 kg et c’est beaucoup trop. J’ai pu l’alléger pendant le voyage grâce à ma mère qui m’a rejointe à mi-parcours. J’ai donc fini le voyage avec un sac de 9 kg et avec du recul je suis partie avec des choses que je n’ai jamais utilisé donc il est possible d’alléger encore le sac de 2 à 3 kg. L’allègement est donc une démarche personnelle visant à gagner en liberté et vivre plus simplement pendant son voyage, à condition que l’on veuille bien balayer certaines idées reçues du revers de la main. Ce n’est pas évident mais je vous assure que je ne regrette absolument pas et que pour mon prochain voyage je partirai encore plus légère.

Tout d’abord, il faut bien comprendre que faire son sac est une démarche personnelle, car chacun a des besoins différents. Bien que la méthodologie soit universelle, les exemples de listes et d’objets ne peuvent pas être copiés-collés. Certains se passionnent de photos alors que d’autres aiment faire le tour des bars du coin pendant que d’autres encore veulent faire de la randonnée en pleine nature. Pour faire un sac léger, il est important de suivre des étapes précises et dans un ordre précis. Et cela prend pas mal de temps soyons honnêtes. Il est très important de prendre le temps de lire la montagne d’informations trouvée sur internet et de réfléchir à ce vous voulez faire pendant votre voyage. La perfection est atteinte, non pas lorsqu’il n’y a plus rien à ajouter, mais lorsqu’il n’y a plus rien à retrancher.

  1. Établir la liste exhaustive des objets que vous souhaitez emporter et leur poids

Tout noter ! De la brosse à dents à la bouteille d’eau en passant par le sac de couchage et les paires de chaussettes. Faites des catégories pour faciliter la lecture et la réflexion. Notez, mais séparez ce que vous allez porter sur vous le plus souvent (vêtements et contenus des poches) pour bien mettre en lumière le poids du sac. N’inscrivez pas les consommables (savon, dentifrice, shampoing, eau). Sur un voyage long, ils vont et viennent selon les besoins et ce qui existe localement. Par contre, vous pouvez noter les contenants vides. Aucun gramme ne doit être oublié et je dis bien aucun !

  • Réfléchir ligne par ligne s’il est possible de s’en passer et éliminer le superflu

C’est 80 % du travail. Réduire le nombre d’objets de sa liste reste l’étape la plus difficile, mais c’est vraiment celle qui apporte le plus d’efficacité. En ai-je vraiment besoin ? A quelle fréquence vais-je l’utiliser ? N’ai-je pas un autre objet dans ma liste qui pourrait me servir à la place ? Puis-je tout simplement apprendre à m’en passer ?

  • Si je le garde, se demander s’il n’existe pas une alternative plus légère

Existe-t-il quelque chose de similaire dans le commerce qui serait plus léger ? Dans mon budget ? Est-ce que je ne pourrais pas me le fabriquer moi-même ? Est-ce que je ne pourrais pas alléger cet objet en lui retirant quelques accessoires ?

Je vous propose quelques techniques pour bien analyser ses besoins et réaliser l’étape n°2 de manière efficace. Sauf cas particulier, votre cerveau n’est pas forcément prêt à cette réflexion, car, tout simplement, vous ne l’avez jamais faite. En ai-je vraiment besoin ? Combien de fois vous êtes-vous posé cette question dans votre vie ? Peut-être jamais, au plus quelques fois pour des achats très onéreux. Vous allez devoir maintenant écouter au plus profond de vous-même pour y répondre, comprendre vos craintes, élargir votre esprit, vous faire confiance.

Toute cette réflexion prend du temps donc commencez plusieurs mois avant le départ. De plus, en vous prenant bien à l’avance, vous pourrez profiter des soldes et des fins de série qui ont lieu tout au long de l’année. Et surtout vous ne devez pas lâcher votre objectif. Par exemple, je souhaite voyager avec un sac de 6 kg. Je compose ma liste et je la travaille jusqu’à que je tombe sous cette limite. Je n’achète rien tant que le chiffre magique n’apparaît pas en bas de la page. Dites-vous bien qu’il n’y a pas vraiment de limite et que l’extrême peut être très bas. Si vous portez un pull en laine qu’une journée sur un voyage de disons un mois et qu’il reste dans votre sac le reste du temps, c’est qu’il n’aurait jamais dû être dedans. Chassez ces objets à coup de grandes baffes !

Vous devez aussi favoriser la polyvalence. Plutôt que de prendre deux objets, il est préférable de prendre un objet qui a les deux fonctions. Par exemple, un pantalon de randonnée dont le bas se retire pour faire un short est une astuce connue ou alors une paire de chaussures que je peux utiliser en ville comme en montagne pour ne pas avoir plusieurs paires.

Les chaussures sont typiquement les éléments les plus lourds de la liste. J’ai choisi de partir avec une paire de basket et une paire de tong à lanières,  le combo le plus adapté à un voyage tourné autour de la marche et des activités sportives. Les tongs étaient utilisées le soir, pour les journées de détente et pour les balades par temps chaud.

Vous ne devez jamais prendre deux fois le même objet. Cette règle est très importante. Par exemple, plutôt que de prendre 2 tee-shirts à manches courtes, privilégiez le combo un tee-shirt manches courtes très fin synthétique avec un tee-shirt manches longues en laine mérinos. Vous profiterez alors d’une plus grande marge dans le panel de températures que vous allez rencontrer sur la route.

Ne négligez pas les ressources locales. Vous ne partez pas dans un désert sans rien du tout. Partout dans le monde, vous trouverez des magasins pour vous équiper, surtout en vêtements. Dans les pays en développement, cela peut se faire à petit budget, mais vous aurez moins de choix. Pour les pays plus riches, le choix sera plus important, mais le budget plus élevé.

Vous trouvez que votre sac est trop lourd ? Vous ne voulez pas porter certains souvenirs jusqu’à la fin de votre voyage ? Vous vous êtes rendu compte que vous avez pris beaucoup de trop de vêtements, mais vous ne voulez pas vous en débarrasser ? Pas de problème, envoyez un colis à la, maison ! Cela peut mettre plusieurs semaines, voire plusieurs mois, avant d’arriver, mais ce n’est pas bien grave puisque vous tracez votre route pendant encore un moment.

Prendre pour habitude de ne jamais avoir plus d’une semaine de vêtements permet de réduire le volume et le poids de son sac. Beaucoup d’auberges (voire même de campings) proposent des machines à laver payantes. C’est l’histoire de 2h avec le sèche-linge compris (le temps d’une sieste, d’un film, d’un resto…) et vous repartez tout propre. Dans les pays plus modestes, beaucoup de boutiques proposent un service de nettoyage à un prix dérisoire. Parfois, ils livrent même à l’hôtel ! Là où il y a de la vie, il y a de l’eau. La population locale se lave et lave ses vêtements donc, à moins que vous passiez du temps dans le désert loin de toute civilisation, vous n’aurez jamais aucun problème pour laver vos vêtements. Je lavais mes vêtements chaque semaine et j’adorais cette pause de 1h à 2h qui me permettait de penser à autre chose. Je lavais tous mes vêtements, mais aussi la protection de mon sac à dos (que j’utilisais comme panier à linge).

Toute votre démarche peut être réduite à néant si vous tombez dans certains pièges. N’achetez pas un gros sac. Le sac à dos est typiquement l’objet que l’on doit acheter en dernier. Une fois que tout notre matériel est prêt, il nous suffit d’estimer le volume que cela représente (par exemple avec des sacs poubelle) auquel on ajoute une petite marge et on achète ce chiffre. Un gros sac a tendance se remplir tout seul comme par magie ! Ma technique a été de prendre un sac de 50 L et j’ai aménagé ma liste pour le sac.

La trousse de toilette et la pharmacie sont souvent les victimes des okazous (au cas où). Il existe des médicaments efficaces partout dans le monde à des prix abordables. Prendre des traitements pour couvrir toutes les maladies possibles et inimaginables n’a pas vraiment de sens. Se concentrer sur les plus courantes (sans mauvais jeu de mots). Si vous présentez des symptômes anormaux, évitez l’automédication et allez consulter un médecin. Je suis partie avec une trousse à pharmacie ultra complète que je n’ai pas ouverte. Si c’était à refaire, je partirai beaucoup plus légère à ce niveau là.

Je suis partie avec une serviette microfibre. C’est une matière qui absorbe beaucoup d’eau et qu’on essore très facilement afin qu’elle puisse en absorber à nouveau. Cette serviette ne prend pas beaucoup de place et ne pèse rien. De plus, j’ai toujours dormi dans des hôtels, auberges de jeunesse ou guesthouses dans lesquels une serviette était fournie gratuitement ou pour moins de 1 euro. La serviette m’a quand même servie quelque fois donc elle reste un incontournable de la liste d’équipement.

On ne veut pas se séparer d’un objet qu’on nous a offert et on est souvent prêt à porter plus lourd pour lui-même s’il n’est pas adapté à notre voyage. Outre l’allègement du sac à dos, le laisser à la maison permet également de se libérer l’esprit, car on ne veut pas l’abîmer ou se le faire voler. Il n’a donc rien à faire dans votre sac. L’attachement sentimental est donc à éviter !

Un sac de couchage trop chaud, une tente prévue pour des tempêtes arctiques, des chaussures pour faire des expéditions en montagne… Par peur, nous avons tous tendance à en rajouter. On peut très bien marcher en montagne avec une simple paire de baskets à partir du moment qu’on fait attention et qu’on ne porte pas un sac de 30 kg. Sans tomber dans l’extrême et mettre en péril sa sécurité, bien identifier son besoin et écouter son expérience évitent d’emporter du superflu.

Faire de la randonnée avec peu de matériel est tout à fait possible et même conseillé pour réduire votre fatigue et profiter pleinement de l’expérience. Contrairement à ce qu’on vous a dit depuis toujours, vous n’êtes pas obligés de partir en montagne avec des grosses chaussures, un tente double-paroi de 3 kg et des bâtons sur ressorts, mais une randonnée facile peut être effectuée avec une paire de baskets et une bâche en plastique. Il existe plein d’alternatives. Posez-vous également la question du nombre de randonnées que vous allez effectuer ? N’est-il pas possible de louer du matériel sur place ? N’y a-t-il pas la possibilité de dormir dans des refuges ? Pour plus d’informations, le forum randonner-leger.org est la bible sur le sujet. Il y a beaucoup d’astuces pour randonner léger pour tout type de destinations et à tout budget. Je ne comptais pas faire de randonnée nature et dormir à la belle étoile. Je n’ai donc pas pris de sac de couchage, tente et autre élément. J’ai fait du camping en Nouvelle Calédonie et on m’a prêté le matériel. J’ai donc voyagé léger mais cela ne m’a pas empêché de faire des randonnées et du camping.

J’ai fait le choix de regrouper tous mes appareils électroniques dans un smartphone. Il m’a servi pour téléphoner, écouter de la musique, prendre mes photos, communiquer sur les réseaux sociaux, aller sur internet, consulter mes e-mails, consulter mon compte bancaire, regarder des films, sauvegarder des copies de mes papiers importants… je m’en suis même servi de lampe de poche ! Bref, je me suis parfaitement contenté de cet outil tout-en-un dont la qualité des photos et des vidéos était au rendez-vous (j’ai acheté un nouveau portable spécifiquement pour mon départ en tour du monde).

La théorie étant presque achevée et le budget établi, il est temps de se mettre aux choses sérieuses. Comme il est toujours plus facile de s’inspirer de ce qui existe déjà pour créer quelque chose à soi, vous trouverez sur internet (et sur le site tourdumondiste.fr bine entendu) des exemples de listes de matériel bon marché pour voyager partout dans le monde.

Chapitre 3 : pendant le voyage

Comme vous avez pu le voir, j’ai quand même beaucoup planifié mon voyage. Mes billets d’avion étaient tous pris avant le départ, j’avais les dates des principaux vols entre les pays. Je savais plus ou moins ce que je voulais voir dans chacun des pays. Mais par contre je n’avais pas planifié les visites (trop de travail par rapport à tout ce qu’il fallait faire avant le départ). Avant d’arriver dans une ville, je réservais toujours la première nuit d’hôtel. Cela permettait de donner une adresse aux services de l’immigration du pays. Cela permettait aussi d’avoir un point de chute dès l’arrivée dans ce nouveau pays. J’avais donc téléchargé des applications sur mon portable pour faire les réservations. Celle que j’ai le plus utilisé était Booking.com mais il en existe d’autres que j’ai parfois utilisé (mais très rarement) comme Hostelworld (c’est la première appli pour chercher une auberge de jeunesse partout dans le monde), AirBnB, Agoda (comme Booking, mais spécialisée sur l’Asie). J’ai voulu faire du Couchsurfing (réseau de voyageurs basé sur l’échange sans contrepartie financière) mais les deux fois, mes demandes sont restées sans réponse, j’ai donc vite laissé tomber. Je ne réservais que une à deux nuits dans un hébergement. Cela me permettait de vérifier que le logement était propre et que j’allais être en sécurité. S’il me convenait, je pouvais prolonger mon séjour de plusieurs nuits. Sinon, je changeais sans état d’âme et déjà présente dans la ville, je pouvais même aller visiter le futur logement avant de réserver. Cela m’a donné une grande flexibilité lors de mon voyage. La contrepartie est d’accepter de ne pas forcément rester dans la même chambre en fonction des réservations de l’auberge ou de l’hôtel. Mais cela reste un désagrément mineur par rapport à la flexibilité et à la liberté.

Dans chacune des villes, c’est en arrivant que je décidais de ce que j’allais faire. Il y a tellement de démarches à faire avant le départ que j’ai choisi de me concentrer sur chaque destination seulement en y allant. Entre les avions à prendre, les trains et bus, il y a beaucoup de temps d’attente que je mettais à profit pour organiser un programme de visites. Sans rentrer dans les détails à la journée près, je listais tout ce que j’avais envie de faire en tenant compte du temps passé dans chaque pays. Pour trouver quoi faire, Google était mon meilleur ami. On trouve de tout sur internet et il y a de nombreux sites pour chacun des pays que j’ai visité (je ne suis pas allée en terres inconnues non plus et j’étais dans des pays très touristiques). Je faisais donc ma petite liste, et arrivée sur place je m’adaptais. Les auberges de jeunesse proposent très souvent des activités gratuites dont j’ai beaucoup bénéficié. Je me suis également fait de nombreux compagnons de voyage et j’ai souvent partagé des journées de visite avec eux. Le dernier jour avant de quitter la ville et/ou le pays était consacré à la lessive, je refaisais mon sac et je me préparais au départ.

Dans chacune des villes, le plus compliqué (surtout dans les pays asiatiques) a été de m’orienter et de trouver l’auberge ou une adresse quelconque. Quand j’avais Internet (grâce au forfait international), j’utilisais Google Maps qui couvre maintenant presque toute la planète. Quand j’y pensais (pas souvent vu comment je me suis perdue), je téléchargeais une partie de carte sur mon téléphone pour pouvoir y accéder hors connexion. Quand je n’avais ni wifi ni connexion internet, j’utilisais l’application Maps.Me qui propose des cartes disponibles hors connexion. Dans la plupart des grandes villes du monde, il est possible de télécharger une application du réseau de transports en commun. C’est bien pratique pour se balader. Je ne les ai pas utilisé mais j’avais téléchargé avant le départ les applications Rome2rio et Waze. Rome2rio vous permet de connaître toutes les combinaisons de transports possibles pour aller d’un point A à un point B, n’importe où sur la planète. Elle prend en compte l’avion, le train, le bus, le ferry, le covoiturage et la location de voiture. Waze est un GPS collaboratif. Si vous voyagez avec votre véhicule ou que vous en louez un, vous pourrez trouver votre route en prenant en compte la circulation, les travaux, les radars et les accidents. J’avais aussi l’application Uber que je n’utilisais pas tout le temps (car assez onéreux) mais plutôt quand je n’avais pas le choix (un avion trop tôt ou trop tard par exemple). En Australie, j’avais loué un campervan et j’utilisais Google map comme GPS. L’application Campermate m’a permis de trouver des emplacements de camping (mais elle propose aussi des stations de vidange, des toilettes publiques, des hébergements, des laveries automatiques, des spots de WiFi gratuit). Cela me permettait de m’arrêter quand je voulais et de choisir à la dernière minute où m’arrêter (quand j’étais fatiguée de conduire pour dire toute la vérité).

En ce qui concerne le budget, je me connectais quotidiennement (voir plusieurs fois par jour) sur l’application de ma banque afin de voir où j’en étais. Je faisais régulièrement des virements de mon compte courant vers ma Revolut. Cette carte a débit immédiat m’a permis de faire mon budget sans le faire finalement car tout est automatisé avec la carte. J’ai aussi beaucoup utilisé l’application XE Currency qui m’a permis de convertir toutes les monnaies du monde. Si vous partez à plusieurs, l’application Tricount permet de faire facilement les comptes entre amis. Il suffit de saisir chaque dépense en indiquant qui a payé. L’appli calcule ensuite le moyen de plus simple d’équilibrer les comptes et indique qui doit combien à qui.

Pour communiquer, je n’ai utilisé que WhastApp, aussi bien pour les appels, les vidéos ou les messages. Je n’étais au final jamais seule parce qu’avec le décalage horaire j’étais tout le temps au téléphone avec mes proches, mes amis, ma famille. Je n’utilisais que l’applications Polarsteps pour poster mes photos et tenir mes amis et ma famille au courant de vos pérégrinations. Je me suis rendue compte que beaucoup de tourdumondistes utilisaient Instagram pour partager les photos et vidéos de voyage, mais aussi pour communiquer avec les compagnons de voyage éphémères rencontrés tout le temps. En plus de Polarsteps, je sauvegardais régulièrement mes photos sur Google Drive (car on ne sait jamais et ça m’aurait fendu le cœur de perdre tous mes souvenirs). J’ai aussi beaucoup utilisé l’application Youtube Music pendant tout mon voyage, ce qui m’a évité de charger la mémoire de mon téléphone avec mes musiques favorites (mais vous pouvez aussi choisir Deezer, Shazam, ou autre). Je ne suis pas trop télé, mais j’étais continuellement sur mon compte Facebook et sur Instagram pour regarder des vidéos et faire passer le temps (on a parfois beaucoup, mais beaucoup de temps à attendre je vous assure).

Chapitre 4 : Après le voyage : le retour

Le retour est vécu de façon très différente d’un voyageur à l’autre. Certains reprennent leur vie d’avant, comme s’ils étaient seulement partis quelques semaines en vacances. Cela a été mon cas. Je me suis de nouveau glissée dans mon ancienne vie sans difficultés, reprenant mes habitudes sans soucis. D’autres ont plus de difficultés à se réacclimater. Beaucoup de tourdumondistes passent par plusieurs phases lors de leur retour. Le retour, c’est vraiment la période la plus délicate d’un long voyage. Après plusieurs mois à vivre intensément et sans contrainte, on est contents de retrouver nos proches, mais on a souvent ensuite un coup de déprime, plus ou moins marqué selon les voyageurs. Je vais essayer de vous expliquer comment aborder les différents aspects de votre retour et comment éviter que le coup de blues ne se prolonge trop longtemps.

  1. L’euphorie du retour

Quand vous rentrez d’un long voyage, vous êtes heureux de revoir les proches dont vous avez été éloigné pendant longtemps et de retrouver le confort de la vie occidentale. Vous avez un peu l’impression d’être une star et prenez beaucoup de plaisir à raconter vos aventures à tout le monde.

  • Le contre-choc culturel

Au bout de quelques semaines ou de quelques mois, la routine se réinstalle. La vie d’avant reprend son cours. Vous avez parfois l’impression d’être revenu à la case départ. Vous vous sentez moins épanoui que pendant votre voyage et vous y repensez avec nostalgie. Il faut vous laisser le temps de prendre du recul, d’intégrer tout ce que vous avez vécu. Accordez-vous le droit de ne pas vous sentir bien, c’est une étape assez normale. L’intensité et la durée de cette période de déprime varient beaucoup d’un voyageur à l’autre. En ce qui me concerne, ce n’était pas de la déprime mais de la fatigue. Je suis revenue exténuée du voyage et il m’a fallu facilement 3 mois pour me sentir de nouveau à l’aise.

  • Le réajustement

Au bout d’un moment, le voyage semble loin. Vous commencez à prendre du recul et à intégrer tout ce que vous avez vécu pendant votre tour du monde. Vous construisez de nouveaux projets et l’effervescence de la vie quotidienne fait s’estomper peu à peu votre mélancolie. C’est dans cette phase que j’ai décidé de rédiger mon récit de voyage. Je cherchais également du travail ce qui m’a bien occupé.

  • L’adaptation

Ce qui vous paraissait étrange dans votre pays redevient progressivement ordinaire et vous vous sentez de plus en plus à l’aise dans votre environnement. Vous pouvez recommencer à profiter pleinement de votre pays, le contre-choc culturel étant, à ce moment, normalement dépassé. Le retour, c’est comme un choc culturel, mais chez vous. La crise sanitaire mondiale du coronavirus a débuté à mon retour chez moi (c’est pour cela que je ne suis pas immédiatement repartie). Un confinement total a été mis en place en France donc le retour à la vie normale n’a pas été pour tout de suite. Rien ne sera plus jamais pareil après cette crise. J’imagine déjà mon prochain voyage mais il est vrai qu’il faudra faire les choses différemment. Je positive en espérant que l’après-crise me réservera de belles surprises et de magnifiques voyages dans les années à venir.

Le retour d’un tour du monde est l’occasion de faire une grande fête avec votre famille et vos amis. Certains tourdumondistes rentrent même plus tôt que leur date de retour annoncée pour faire la surprise à leurs proches. Vous êtes heureux de les retrouver après autant de temps passé loin d’eux et avez l’impression de les avoir quittés la veille. En voyage, on rencontre énormément de monde, mais ce sont des relations qui durent rarement très longtemps. Ça fait du bien de retrouver des attaches durables en rentrant.

Cependant, beaucoup de voyageurs sont déçus par le peu d’intérêt que portent leurs proches à leurs aventures. Tout le monde n’attend pas un récit détaillé. Beaucoup posent quelques questions, souvent les mêmes, du genre « Quel pays as-tu préféré ? » ou « C’est quoi le lieu incontournable ? » et enchaînent vite sur les actualités de la vie quotidienne. On vous demandera parfois « C’était bien ? », comme si vous n’étiez seulement parti en vacances deux semaines. Le sujet du voyage est rapidement mis de côté alors que vous aimeriez en parler des heures. Vous aurez peut-être la sensation d’être le seul à vraiment comprendre ce que vous avez vécu, sans pouvoir l’expliquer. Quand vous n’étiez plus là, vos amis et votre famille ont appris à faire sans vous et il peut être difficile de retrouver votre place. Cela ne m’a pas dérangé du tout parce que répondre chaque fois les mêmes choses aux mêmes questions posées devient vite lassant. Tout le monde sait que vous êtes partis et personne ne vous l’enlèvera. Ce fût une belle parenthèse dans ma vie mais j’ai apprécié revivre ma vie d’avant avec mes souvenirs plein la tête.

Certains ex-tourdumondistes ont du mal à se réinsérer dans la société. Ils se sentent déconnectés, en décalage, parfois incompris, un peu comme étrangers à leur propre pays. Ils ont l’impression de subir le manque d’ouverture d’esprit des autres et les trouvent fermés aux idées extérieures. Il n’est pas facile de côtoyer à nouveau des gens qui vous ressemblent. Les rencontres vous manquent. À votre retour, vous ferez parfois face à une incompréhension quant à vos choix de voyage ou de vie. Votre blues du retour peut paraître illégitime aux yeux de vos proches, car pour eux, vous revenez d’un an de « vacances ». Certains vous jugent ou vous font la morale : « Tu vas faire quoi maintenant ? Tu cherches du boulot ? »

Mes conseils :

  • N’ayez pas trop d’attentes vis-à-vis de vos proches. Il y a un décalage compréhensible entre votre vision des pays et du voyage et la leur, particulièrement s’ils n’ont pas beaucoup voyagé. Une fois que vous aurez admis cela, il sera plus facile de vous concentrer sur le seul plaisir de retrouver votre famille et vos amis.
  • Acceptez les autres tels qu’ils sont et n’essayez pas de lutter pour les changer.
  • Apportez-leur votre énergie positive ramenée de votre voyage plutôt que de les narguer avec ce que venez de vivre. Restez simple, ouvert et humble.
  • Parlez à des proches qui ont beaucoup voyagé ou qui sont très curieux. Cela peut vous aider à surmonter votre frustration. Eux seuls pourront comprendre à quel point ce voyage vous a transformé. Vous pourrez ainsi partager vos souvenirs et vos émotions sans donner l’impression d’être un monsieur ou une madame « j’ai voyagé partout ».
  • Ne cessez pas de voir certains amis parce qu’ils ne comprennent pas vos choix. Dites-vous qu’ils n’ont pas vécu le voyage que vous avez pu faire.
  • Essayer de garder contact avec des amis rencontrés sur la route, même si ce n’est pas toujours facile avec la distance (mais tellement agréable de recevoir des messages de l’autre bout du monde).
  • Tenez un blog ou une page Facebook (ou Polarsteps) pendant votre voyage. Il sera plus facile d’en discuter au retour avec vos proches qui auront suivi vos aventures.
  • Si vous vous sentez triste, ne restez pas seul, sortez voir vos amis et osez leur expliquer ce qui se passe.

Au retour de votre tour du monde, vous devez aussi faire face à des préoccupations plus matérielles. La première est de savoir où loger. Si vous aviez mis votre logement en location ou en sous-location pendant votre voyage, il faut seulement vous assurer que la fin du bail de votre locataire correspond bien à votre date de retour. Vous pourrez alors réemménager dans votre appartement ou votre maison. J’avais laissé mon appartement vacant pendant mon voyage. J’ai donc pu le retrouver à mon retour et me glisser dans mon ancienne vie. Si vous avez résilié votre bail ou vendu votre logement avant de partir, vous devez en trouver un nouveau à votre retour. Comme vous n’avez pas travaillé ni payé de loyer en Europe depuis longtemps, vous n’avez ni fiche de paye ni quittance de loyer récente. Sans ces documents, beaucoup de propriétaires ne vous font pas confiance. Il est donc difficile de trouver un logement dès votre retour, particulièrement dans les grandes villes. Cependant, vous pouvez essayer d’écrire une lettre expliquant votre parcours pour accompagner votre dossier et demander à vos parents de se porter garants pour rassurer les propriétaires. La plupart des tourdumondistes logent dans leur famille ou chez des amis à leur retour. Revenir auprès de vos proches vous permet d’avoir un sas de décompression avant le retour à la « vie réelle ». Loger chez papa maman ou chez des potes, c’est sympa un moment, mais vous risquez d’avoir le sentiment de ne pas vraiment être chez vous. Vous aurez peut-être le sentiment de déranger ou de manquer d’intimité.

Mes conseils :

  • Si aucun logement ne vous attend à votre retour et que vous en avez l’occasion, essayez de vous mettre en colocation avec un ou des amis. Ça vous permettra de vous sentir chez vous tout en ayant de la compagnie.
  • Si vous logez chez quelqu’un, évitez d’y rester plus de deux ou trois mois pour ne pas avoir le sentiment de déranger ou de stagner au niveau personnel.

Il est vital d’avoir une assurance maladie en rentrant. Quand vous partez en tour du monde, vous n’avez pas besoin d’indiquer à la CPAM que vous quittez le territoire. Votre résidence est toujours officiellement en France. Vos droits à l’assurance maladie restent ouverts pendant douze mois à partir du moment où vous arrêtez de cotiser. Si votre voyage dure moins d’un an, vous êtes couvert et n’aurez donc rien à faire en rentrant. Cette couverture sera prolongée dès que vous aurez retrouvé un emploi ou serez inscrit en tant que demandeur d’emploi, étudiant ou indépendant. Si votre voyage dure plus d’an, vous ne serez peut-être plus assuré à votre retour. Pour vérifier si vous l’êtes encore, essayez de vous connecter à votre compte Ameli. Si vous pouvez encore y accéder, c’est que vous êtes encore couvert. Si vous avez été radié, le site d’Ameli vous affichera le message suivant « D’après nos informations vous ne dépendez plus du régime général de l’Assurance Maladie ». Si vous avez été radié, vous avez plusieurs solutions pour retrouver vos droits :

  • Trouver un emploi dès votre retour. Il n’y a pas de durée minimale. Quelques heures de travail suffisent pour bénéficier à nouveau de l’assurance maladie pendant un an.
  • Vous inscrire comme demandeur d’emploi s’il vous reste des droits au chômage.
  • Vous affilier à la sécurité sociale en tant qu‘étudiant.
  • Demander la Protection universelle maladie (PUMA, ex CMU de base) si vous ne trouvez pas de travail et que vous n’avez pas droit au chômage.

Si vous n’aviez pas gardé de mutuelle pendant votre voyage, vous pouvez aussi en souscrire une à votre retour pour compléter la part des éventuels frais de santé non pris en charge par l’assurance maladie. Si vous souhaitez combler une période pendant laquelle vous n’êtes plus couvert par l’assurance maladie à votre retour, l’assurance Chapka Cap Tempo France peut vous couvrir en cas de coup dur (frais de santé, en cas d’accident ou de maladie soudaine et imprévisible).

Si vous aviez fait une rupture conventionnelle (come moi), terminé un contrat ou été licencié avant votre départ, vous avez sans doute ouvert, puis suspendu, vos droits au chômage. Vos droits sont alors mis en pause pour une durée maximale de trois ans. À votre retour, il vous suffit de vous réinscrire au Pôle Emploi en tant que demandeur d’emploi pour bénéficier des allocations chômage. Si vous n’avez pas de droits au chômage, vous pouvez faire une demande de RSA à votre retour. Le RSA est calculé au niveau du foyer. Si votre conjoint touche des allocations chômage, il est donc possible que vous n’ayez pas droit au RSA.

Après plusieurs mois, voir plusieurs années, autour du monde, votre compte en banque n‘est en général pas très garni. Le coût de la vie étant sensiblement plus élevé en Europe qu’en Asie, en Amérique du Sud ou en Afrique, vous allez vite avoir besoin de le renflouer. Seuls 20 % des voyageurs qui avaient quitté leur boulot avant de partir commencent à chercher un travail avant de rentrer. En général, les tourdumondistes s’accordent quelques semaines de transition avant de reprendre leur boulot ou d’en chercher un nouveau à leur retour. Cette période vous permet de vous réadapter à votre nouvel environnement et de profiter de vos proches avant de vous relancer dans le travail. Ceux qui cherchent un job en rentrant commencent leurs recherches en moyenne un mois après leur retour (je dois être un peu stressée parce que j’avais commencé à chercher avant même de rentrer).

Le tour du monde est en général une expérience plutôt bien vue par les recruteurs. Vous pouvez assez facilement mettre en avant les nombreuses compétences que ce voyage vous a permis de développer : débrouillardise, maturité, capacité d’adaptation, mobilité, langues étrangères, curiosité, envie d’apprendre, ouverture d’esprit, dynamisme, autonomie, flexibilité…

Chacun vit son retour de façon différente. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, il n’y a en moyenne pas de différence entre la façon dont se passe le retour pour ceux qui avait lâché leur boulot avant de partir et pour ceux qui l’avaient gardé. Certains reprennent une activité professionnelle comme après un simple retour de congés, sauf que celui-ci a duré beaucoup plus longtemps. Ils ont besoin de remettre leurs compétences au service des autres et apprécient le fait de retrouver une activité intellectuelle et un boulot intéressant. On ne perd pas ses compétences en voyage et on reprend vite ses vieilles habitudes. Ils sont aussi heureux de revoir leurs collègues ou d’en rencontrer de nouveaux, de répondre à leurs questions et de leur parler de leur voyage et de leurs aventures. Beaucoup de tourdumondistes ont, en revanche, du mal à se remotiver à travailler. Ils n’ont plus l’habitude d’être enfermés dans un bureau et de bosser devant un ordinateur toute la journée (même si ce n’est pas le cas dans tous les métiers). Retrouver des contraintes horaires et une hiérarchie leur pèse. Certains ex-voyageurs ont besoin de plusieurs semaines d’adaptation pour se remettre dans le bain et retrouver le rythme, la concentration et l’efficacité qu’ils avaient avant de partir. Même s’ils n’ont pas perdu en compétences, certains automatismes et réflexes mettent du temps à revenir. Ils ont l’impression de devoir refaire leurs preuves et sont un peu à l’ouest par rapport aux impératifs des Européens, qui leur paraissent superficiels. Au début, on a encore parfois la tête ailleurs au bureau. Ils se demandent un peu ce qu’ils font là. Les faux-semblants au travail n’ont rien à voir avec les rencontres qu’ils ont pu faire au cours de leur voyage et ils ont du mal à trouver du sens à leur métier. Ceux qui avaient pris un congé sabbatique, un congé sans solde ou s’étaient mis en disponibilité, ont parfois la sensation d’être revenus au point de départ, voir même d’être retournés en arrière. L’organisation dans laquelle ils travaillent peut avoir évolué, s’être réorganisée et ils peinent à y retrouver leur place. Le retour à un boulot que l’on n’appréciait déjà plus avant le départ ne fait en général que confirmer une envie de changement. Au retour, un tourdumondiste sur trois se reconvertit, reprend des études, crée son entreprise ou s’expatrie.

Même si vous avez apprécié les pays visités, vous appréciez aussi d’avoir votre intimité, de dormir tous les soirs dans votre lit confortable et propre. La première une douche bien chaude dans une salle de bain propre, sans devoir mettre ses tongs, est bien agréable. Certains se font aussi une joie de retrouver leur garde-robe, de ne plus s’habiller tous les jours de la même façon. D’autres au contraire, se sentent désormais étouffés par une trop grande accumulation de biens matériels. Il faut se réhabituer à la routine. Au retour, vous êtes dans un premier temps content de ne plus avoir à prévoir chaque jour le lendemain, de ne plus devoir réfléchir à « Je fais quoi ? Je vais où ? Comment aller à la gare ? Comment réserver le prochain hôtel ? ». C’est ce qui est mentalement épuisant dans un tour du monde. Il faut sans cesse penser à la logistique du quotidien. Vous appréciez donc de ne plus refaire votre sac et de changer de lieu tout le temps. Vous êtes heureux de pouvoir regarder un bon film dans un canapé, de profiter du calme et de ne rien faire, tout simplement. Mais au bout d’un moment, les obligations très terre-à-terre du quotidien commencent à vous peser. Vous devez vous lever à une heure fixe pour prendre les transports, aller travailler, faire des courses, le ménage, la paperasse, le train-train habituel. Vous n’êtes plus émerveillé tous les jours. Vous n’êtes plus dans la découverte constante. Vous êtes moins actif physiquement et vous manquez d’adrénaline. Vous avez l’impression de manquer de spontanéité et de liberté en redevenant sédentaire. Vous retrouvez le mode de vie occidental. De retour en Europe, il est possible que vous vous sentiez en décalage avec la société de consommation excessive. Sans forcément partir élever des chèvres dans le Larzac, vous ressentez un peu moins le besoin de posséder des choses. Les gens habillés en noir et qui font la gueule vous paraissent bien tristes par rapport aux sourires rencontrés pendant votre voyage. Vous aurez peut-être tendance à critiquer votre pays et à le comparer à ceux que vous avez visités. Vous avez l’impression que les gens se plaignent et râlent pour un rien, parfois même qu’ils sont agressifs. Vous stressez pour des banalités alors qu’en tour du monde, vous preniez ce genre de mésaventure avec beaucoup plus de recul. Vous devez à nouveau gérer votre temps, jongler avec les contraintes horaires et remplir les cases d’un agenda. Il vous faudra un peu de temps avant que ce sentiment d’urgence permanente ne s’estompe.

Il faut aussi avoir des projets, des activités. Pendant votre voyage vous êtes perpétuellement en mouvement et dans la découverte. Un des meilleurs moyens de garder le moral au retour, c’est de rester actif, surtout si vous ne reprenez pas le travail tout de suite. Je suis revenue et j’ai gardé mon rythme de tour du monde. J’étais donc perpétuellement débordée et en hyperactivité. Il m’a fallu 3 mois pour me calmer et trouver un juste équilibre entre ma recherche d’emploi, mes activités et un peu de repos. Comme la plupart des tourdumondistes, j’ai fini par trouver un équilibre après le retour, mais j’ai gardé un instinct de voyageur. La nostalgie des bons moments vécus en voyage me donne envie de repartir. Je regarde sans arrêt des documentaires de voyage, j’ai modifié la deuxième partie de mon tour du monde afin d’être prête à partir dès que possible (fin de l’épidémie de covid-19, réouverture des frontières, vaccin contre le virus, etc.). Un long voyage vous fait prendre conscience que vous ne connaissez pas aussi bien votre pays que vous ne le pensiez. Pour garder le rythme de découverte, vous pouvez redécouvrir les richesses de votre région. Si vous aimez la randonnée, partez marcher en forêt, en montagne ou au bord de la mer. C’est un excellent moyen de garder un contact avec la nature. Vous avez toujours vos congés pour partir plus loin. En posant trois ou quatre semaines consécutives, vous pouvez encore très bien apprécier des pays que vous n’avez pas explorés pendant votre tour du monde. Les ex-tourdumondistes gardent en général l’habitude de voyager assez lentement, même pendant leurs vacances. Certains rempilent parfois pour un nouveau long voyage. Veillez cependant à bien dissocier cette envie de repartir d’un éventuel mal-être lié à votre retour. Si vous repartez avec des problèmes non résolus, ils referont probablement surface à votre prochain retour. La fièvre du voyage est-elle une maladie guérissable ? D’autres optent pour une activité professionnelle qui leur permet de travailler de n’importe où par Internet. Ces nomades digitaux peuvent aussi continuer à voyager sans avoir à prévoir de date de retour. Enfin, vous pouvez aussi opter pour l’expatriation. Si vous avez un coup de cœur pour un pays au cours de vos voyages, pourquoi ne pas y poser votre sac à dos pour un moment ? Vivre longtemps dans un pays permet de s’imprégner beaucoup plus en profondeur de sa culture.

Beaucoup m’ont demandé à mon retour ce que mon tour du monde m’avait apporté. J’ai déjà appris à mieux me connaître. En six mois de voyage, j’ai fait un bon de dix ans en termes de développement personnel. J’ai beaucoup plus conscience de mes atouts et de mes défauts. Je sais qui je suis et j’ai gagné en confiance et estime de moi. Je suis plus ouverte d’esprit et j’ai moins d’aversion au risque. J’ai appris à relativiser et j’ai maintenant des amis un peu partout dans le monde. J’ai appris à apprécier l’instant présent et à profiter des gens et occasions même ponctuels et j’ai pleins d’histoires à raconter. Enfin, et principalement, le fait d’avoir été éloigné de ma famille et de mes amis pendant si longtemps m’a fait réaliser à quel point ils comptent pour moi. Je ne suis plus tout à fait la même qu’avant mon départ et je pense être une meilleure version qu’avant. Je n’ai aucun regret et qu’une seule hâte : repartir le plus vite possible.

Et on fait le bilan, calmement, se remémorant chaque instant …

Ça y est. C’est déjà la fin de plus de 5 mois de voyage sniffffff. Il est temps de dresser un premier bilan de cette aventure, même si je viens à peine de poser mes valises à la maison (mon home sweet home aaaaaaaaah).

L’envie de faire un tour du monde était dans ma tête depuis tellement d’années que je ne me rappelle même plus depuis quand exactement. Il me semble que j’en ai toujours rêvé et parlé en fait. Quand des gens dans mon entourage osaient partir, j’étais admirative et presque envieuse (Aurélie je pense tellement à toi). Je me rappelle de plusieurs occasions pendant lesquelles j’en parlais à mes sœurs, notamment. Théonie n’a cessé de me relancer dans mes moments de doute (tu sais quand des fois je ne savais pas quoi faire de ma vie lol). La dernière fois qu’on en a parlé, elle était enceinte de mon Demdem, on était à la plage et elle m’a dit de foncer (1er merci pour toi mon Thé). Ouais ouais, facile à dire mais compliqué de franchir le pas, n’est ce pas ?

Et ben non en fait. La vie m’a permis de réaliser mon plus grand rêve (pa mandé si ou pa lé). Je me suis cassée l’orteil (aie aie aie mais merci Gladys quand même lol), j’ai perdu mon travail, je ne savais plus quoi faire de ma life lol. Alors j’ai essayé de convertir le début catastrophique de l’année 2019 en quelque chose de pas mal du tout. Et finalement, je finis l’année sur une note tellement positive ! Je crois que j’ai beaucoup plus gagné que ce que je n’ai perdu finalement. Et ça c’est génial 🤩. J’ai vu des paysages magnifiques, je suis allée dans certaines des plus belles villes du monde, j’ai pris l’avion 25 fois, le train 15 fois, le bus plus de 100 fois (pardon pardon Greta pour mon bilan carbone 😔). J’ai traversé 10 pays et suis allée dans plus de 50 villes et villages. J’ai fait du scooter et du stop. J’ai parlé anglais non stop (et un peu espagnol aussi lol). J’ai dormi en auberge de jeunesse, parfois dans des capsules (adieu la claustrophobie mdr), avec des inconnus (oui moi 😱), sur des lits à étage, et j’ai aimé ça (Sarah, tu as sauvé mon tdm alors ma fille merci du fond du cœur). J’ai mangé des trucs improbables dans des lieux bizarres (et j’en ai souffert parfois hein 😂). J’ai rencontré des gens de tous les pays (mais j’y reviendrai plus tard). Tout cela me semble même irréel pendant que j’écris l’article.

Pendant mon arrêt maladie, j’ai planifié mon voyage, sans trop me projeter et ne sachant pas si et quand je partirais. Mais j’ai pris le temps de bien tout organiser, de bien réfléchir, de bien penser à tout (je n’avais que ça à faire aussi soyons honnêtes 🤣😂). Et finalement, même si avec du recul j’aurais peut-être modifié certaines choses (comme éviter la Corée du sud en hiver et aller plutôt au Laos et en Malaisie tchip, hi hi hi), j’avais quand même vachement bien préparé mon voyage (auto-félicitations pour moi-même hi hi hi).

Le premier bilan de ce voyage solo est que je suis hyper, méga, giga fière de moi. C’est rare mais pour le coup je suis vraiment fière de moi (la dernière fois, c’est quand j’ai eu ma thèse, c’est dire lol). Avec du recul (un tout petit peu j’avoue), c’était carrément dingue de partir pour la première fois, aussi loin, seule, avec un sac à dos 🤦‍♀️ (merci d’ailleurs à mon Forclaz, qui a été mon Wilson quand je me sentais seule au monde hi hi hi). Mais je ne regrette absolument pas d’être sortie de ma zone de confort (de l’avoir pulvérisée oui), d’avoir osé, d’avoir tenté.

J’ai galéré, j’ai eu des moments de doutes, j’ai été malade (Nathalie ça suffit!), j’ai été déçue, j’ai eu de grandes désillusions (je suis tombée de très très haut), j’ai même failli rentrer (même si je pense que mon orgueil ne l’aurait jamais permis). Mais finalement j’ai tenu le coup, je me suis reposée et j’ai poursuivi mon chemin. Je ne me suis pas arrêté à chacun des obstacles rencontrés mais je les ai surmonté. C’est une belle leçon pour moi-même que je garderai en-tête toute ma vie. Ne jamais, jamais, jamais abandonner. Un tour du monde (ou un long voyage) ce n’est pas exactement des vacances (même si on ne travaille pas, soit). Ça demande beaucoup d’organisation, de planification, c’est fatiguant (si si je t’assure, même moi je n’y croyais pas au début et pourtant hein). On ne sait pas ce qui nous attend tant qu’on ne l’a pas fait je pense.

Deuxième leçon, tout aussi importante que la première, j’ai été tellement accompagnée pendant mon voyage que, honnêtement, je n’étais pas vraiment seule. J’étais tout le temps au téléphone, sur whatsapp et j’ai eu plus de soutien que jamais. J’ai réalisé que je comptais pour pas mal de gens et que j’ai sincèrement manqué à certains. Ça m’a réchauffé le cœur car on n’a pas souvent la possibilité de se savoir aimé de la sorte 🥰. Je remercie donc ma super team de soutien. Je vais essayer de n’oublier personne (quelle pression !!) et de remercier tout le monde.

Alors un grand merci à ma super famille bien sûr. Tout d’abord, ma super maman, qui a permis que je réalise mon rêve. Merci d’avoir commencé le voyage avec moi et d’être revenue quand je commençais à fatiguer. Merci d’avoir été mon plus fidèle soutien. Merci d’avoir été mon relais en Martinique pendant mon absence. Merci de m’avoir écoutée, de m’avoir soutenue, de m’avoir aimée tout simplement. Je t’aime tellement que les mots ne suffisent plus à ce stade. Merci aussi d’avoir permis les appels quotidiens à mamie qui tous les jours me disaient de rentrer à la maison, que j’étais attendue, que je devais et pouvais revenir à tout moment sans que ce ne soit un échec. Mamie je t’aime du plus profond de mon cœur. A mes taties, qui tous les soirs me faisaient rire, m’encourageaient, me posaient des questions et s’intéressaient à mon voyage, me tenaient compagnie (si javais peur par exemple lol), je ne vous remercie même plus et je vous aime. A mes sœurs, toujours présentes, toujours, toujours, toujours. Merci d’être là les filles, franchement merci de m’aimer autant que je vous aime. À mes cousins et cousines, qui ont aussi été très présents, je vous remercie beaucoup. À mes copinos (Nathalie, Laurie, Sarah, Axelle, Carole), mes meilleures amies qui ont été plus que présentes, qui m’ont écoutée, m’ont réconfortée, m’ont fait rire, ont séché mes larmes (pas si nombreuses que ça loool – Laurie et Nathalie ça suffit woy !!), les filles mille mercis. A ceux qui ont pu me rejoindre et partager mon rêve (Maman, Laurie, tatie Jocelyne et Xénie), merci d’avoir fait cet effort, merci d’avoir vécu ça avec moi. A tout ceux qui ont patiemment regardé mes photos sur Polarsteps tous les jours et qui ont lu mon blog, l’ont commenté, ont posé des questions, merci merci merci d’avoir partagé mon rêve. Une spéciale dédicace à Cynthia, tu as été trop top ma belle, merci, merci, merci. Merci aussi à Odile, Christelle et à Dominique. A tout ceux qui était là, dans l’ombre, sur whatsapp, sur facebook, sur LinkedIn (loool) et j’en passe, merci aussi d’avoir été là.

J’ai aussi eu la chance de faire de très très belles rencontres pendant mon voyage. Plus que les paysages et les villes visitées, c’est ce que je retiens de plus important aussi. Ces gens qui ont pris de leur temps pour m’aider (quand j’étais perdue par exemple lol), pour me parler, pour être avec moi, je vous remercie beaucoup. Chaque fois que j’avais un moment de faiblesse, je rencontrais quelqu’un qui me redonnait le sourire, à chaque fois. C’est dingue ! La première belle rencontre a eu lieu à Baltimore (j’ai adoré cette ville) où j’ai rencontré William, retraité bénévole au comité de tourisme, qui m’a aidé à découvrir cette super ville. J’ai ensuite rencontré des gens super à Washington (merci à Dan, David et Micah). Je suis tombée sur Ana Luz à l’auberge de Los Angeles et on s’est retrouvées à San Francisco, merci d’avoir été là et d’avoir partagé la visite de ces deux villes que je rêvais de traverser. La Nouvelle Calédonie a une place particulière dans mon cœur aujourd’hui parce que je me suis sentie chez moi là-bas. Merci à mes coloc, Léa et Lucille grâce à qui la vie à l’auberge a été plus que géniale. Merci à Guillaume et à Christine de m’avoir accueillie avec tant de gentillesse et de générosité, de m’avoir fait découvrir l’île, d’avoir « prêté » vos amis, je suis toujours aussi émue et émerveillée de votre geste. Merci à Aurélien d’avoir envoyé Gaël grâce à qui j’ai passé une excellente soirée lol. En Australie aussi, les auberges m’ont permis de faire de belles rencontres, de sortir et de m’amuser. Merci à Emilie, Mara, Lulu et Juju à Sydney. Un grand merci à Julian grâce à qui Bali reste toujours un pays magnifique pour moi. Merci à la team de Hong Kong, Sébastian et Hédi en tête, grâce à qui HK est l’une des plus belles expériences de ce tour du monde. Merci aux amis du Japon et à Sebastian pour cette superbe fin de tour du monde.

C’est difficile et je suis un peu émue en écrivant ça (ne ris pas c’est sérieux pff). Quoi faire quand on réalise ses rêves à 33 ans ? Je crois qu’il faut rêver encore plus grand et plus fort. Je pense donc repartir en voyage les gens (j’imagine la tête de certaines lisant ça, way, je ris, pardon 😂🤣). Alors je ne sais pas encore quand mais je sais déjà où. Je vais m’atteler à planifier ça en attendant hi hi hi (je n’aurais que ça à faire aussi, pour peu de temps j’espère 😩). Préparer le voyage est presque aussi intéressant et magique que de le vivre. On imagine, on se projette, on rêve et c’est merveilleux !

Ce n’est donc pas la fin de ce blog. Dès que je repars, je recommence le carnet de voyage. Parce que je suis sûre que je serai ravie dans 10, 20, 30 ou 50 ans de me relire, de relire les mots de la Emy de 33 ans (clin d’oeil à celle que j’étais à 10 ans hi hi hi).

D’ici là, je vous souhaite de passer de merveilleuses fêtes de fin d’année. Que 2020 vous donne tout ce que 2019 vous a enlevé, en ajoutant un petit bonus de bonheur qui fait du bien.

A suivre donc …

I’m in love with the Ja-pan !

Je suis donc dans l’avion en direction de Tokyo. J’ai passé la nuit à Séoul en partant de Hong Kong (parce que, euh, pfff, ouais, j’ai organisé le truc comme ça quoi, tchip, bref). J’ai repris un petit coup de froid (-1°C non mais sérieusement) mais très très court heureusement. J’ai dormi dans une super auberge dans l’aéroport, entre les terminaux 1 et 2 (une navette gratuite m’a déposée devant hi hi hi). Mais bon j’ai peu dormi puisque mon vol pour Tokyo était à 8h (et je suis arrivée à 22h de HK). Enfin bref, personne à coté de moi dans l’avion (hi hi hi, c’était pareil en venant de HK, trop génial) et j’arrive en fin de matinée à Tokyo. Je refais ma coutcha mais les toilettes de l’avion étaient super grandes et propres, avec de la crème pour les mains (Laurie, ah la la). L’aéroport de Narita est à 1h du centre-ville et je prends donc un train pour y aller. Le réseau de transport de Tokyo est super compliqué par contre mais je vais étudier tout ça dans le calme. Je dépose mon sac à l’auberge et je pars visiter cette ville qui me fait rêver depuis très longtemps. Je reste dans le quartier de l’auberge et je décide d’aller à Ueno, un quartier populaire de la ville. Je marche mais j’ai franchement froid. Je m’arrête et je m’achète finalement une écharpe et un bonnet (pfffffffff). Je reprends ma route et je m’arrête en chemin dans un hypermarché. Jaime bien regarder les produits dans les rayons, même si je ne comprends rien du tout. Et là deux jeunes garçons chahutent gentillement et empêche une vieille dame de passer. Je ne l’ai pas vu venir mais elle les a embrouillé en japonais, j’ai tout compris 🤣😂 (une mamie à la sauce antillaise hi hi hi). Ça m’a bien amusé et ça me montre encore que certaines choses sont universelles (dont les embrouilles hi hi hi). Finalement je suis rentrée à l’auberge parce que le froid et la fatigue ont eu raison de moi.

Le lendemain, je repars à l’assaut de Tokyo. Quand je disais que le réseau de transport était compliqué, c’est compliqué même. Attends, j’essaie de t’expliquer. En île de france, il y a la R.A.T.P. et la S.N.C.F. qui gèrent les réseaux du métro et du R.E.R. Avec un même ticket, on peut prendre dans Paris indifféremment le métro ou le R.E.R. Jusque là j’espère que tu suis. Alors à Tokyo, il y a le TOEI metro, le JR, le Keisei, et encore une dizaine d’autres compagnies, indépendantes, qui gèrent chacune son réseau. Les arrêts ne sont pas les mêmes et chaque compagnie a son ticket et système de tarification qui lui est propre. Donc non, quand tu vois un arrêt de métro, ce n’est pas forcément le bon, la bonne compagnie, etc. C’est très compliqué donc. Bon après une soirée à étudier ça mdr j’ai compris le truc et ma foi je pense que je m’en suis plutôt bien sorti.

Pour la deuxième journée de visite de Tokyo, j’ai fait ma touriste j’avoue. J’ai d’abord visité le quartier de Roppongi Hills. Il y a dans ce quartier la Tokyo tower qui ressemble (vite fait lol) à la tour Eiffel. Je suis ensuite allée à Shibuya. Ce quartier est célèbre pour sa statue du chien Hachiko (toute petite petite hein) et surtout pour le célèbre scramble crossing. C’est la rue où les gens traversent dans tous les sens, celle que l’on montre tout le temps quand on montre la foule à Tokyo. On dirait des fourmis qui traversent lol. Je ne me suis pas éternisée (pas grand chose d’autre à voir visiblement). Je suis donc partie visiter le sanctuaire de Meiji Jingu, un ancien empereur. C’est un très grand parc avec le sanctuaire, le temple, un super jardin. J’ai croisé des familles et des petites filles en costumes traditionnels et même des mariés. Selon la tradition, il est coutume de présenter les filles à l’âge de 3, 5 et 7 ans. C’était donc un très beau spectacle que de voir ses familles en tenue traditionnelle (les papas sont souvent à la mode occidentale hein), moment de joie et de fête pour les japonais. Je suis ensuite allée voir le quartier de Shinjuku et son jardin Shinjuku Gyoen. J’ai profité pour déjeuner dans le parc, mais le froid a vite abrégé ça (pfffffff). Je suis alors partie à Asakusa, qui est le quartier traditionnel de Tokyo. On y retrouve un superbe temple, des pagodes, des marchés traditionnels. J’ai vu beaucoup de familles et de personnes en costumes traditionnels (et toi aussi normalement si tu suis Polarsteps hein). La visite était vraiment très agréable. Mais en ce jour de fête il y avait beaucoup de monde (Tokyo n’est pas l’une des villes les plus peuplées du monde pour rien). J’ai ensuite flâné dans le quartier de Akihabara, qui est le quartier de l’électronique. Il y a de grands malls et si tu veux faire de bonnes affaires, c’est le bon coin (il parait). J’ai croisé une fille dans un kart au milieu des voitures, tranquillement, sans pression mdr. J’ai fini la journée à Ueno (près de l’auberge vu que j’ai esquivé hier) et son immense parc. J’ai vu des statues, un temple, les fameux cerisiers (dont 1 déjà en début de floraison), le musée national de Tokyo.
La journée a été vraiment très chargée. J’adore Tokyo. La ville est propre (mon hypocondrie est sous contrôle mdr), les gens sont calmes, polis et respectueux. J’ai trouvé ma ville idéale mdr.

Le lendemain, je me suis réveillée à l’aube pour aller voir un entrainement de sumotoris. Je suis arrivée sur place à 6h30 (oui oui du matin aaaaarg) au début de l’entraînement. Alors c’est vraiment le bon plan parce que ben c’est gratuit et qu’il n’y a pas de tournois en décembre. C’est donc le seul moyen de vivre ça. Je suis donc allée voir le Arashio beya (l’équipe de Arashio) dans le quartier de Nyongocho. Et c’était franchement une super expérience. Mais alors c’est hyper impressionnant. Waouh 🤩. Alors ce n’était pas des sumos de 200 kg mais plutôt des jeunes. C’était tout de même un très beau spectacle. Ils m’ont fait pensé à des gorilles, dans le sens le plus noble possible. Un spectacle tout en puissance et en muscle. Ils sont super souples des cuisses en plus, on ne s’y attend pas. Je ne regrette absolument pas le réveil à 5h du matin parce que ça vaut le coup. Je suis restée 2h les regarder. Le seul hic c’est que l’on observe l’entraînement depuis la rue, dans le froid donc. J’étais frigorifiée, congelée. Mais je n’ai pas vu le temps passer parce que le spectacle était haletant. Je leur ai donné des surnoms (tu me connais déjà hi hi hi). Alors il y avait Zagayak, tout mince (le plus mince) mais très puissant et rusé. Il a battu des beaucoup plus baraqué que lui. Il y avait Ping, jeune mais déjà puissant (il m’a trop fait penser au pote de Mulan 🤣😂). Et puis il y avait maître sumo, le seul avec la culotte-ceinture blanche. Il est arrivé un peu après mais dans le calme, il inspire grave le respect (même à moi mdr). Il a regardé l’entraînement et dispensé ses conseils en douceur. À la fin, deux sumos ont balayé le tatami et remis de l’ordre. J’ai vécu l’un de mes rêves et j’étais ébahie. L’entraînement s’est terminé à 9h. Malgré la fatigue, j’ai décidé de poursuivre ma visite de Tokyo (man ja dérò mon chè).

Je suis donc allée dans le quartier de Nakano, appelé le broadway tokyoïte. Alors, euh, je ne veux pas tout critiquer (hi hi hi) mais ayant vu le vrai il y a quelques mois seulement, je n’ai pas trouvé du tout. Mais bon, la visite était sympa. Je suis tombée sur une rue commerçante très marrante. J’ai ensuite visité le quartier de Yoyogi, et je suis retombée sur le palais impérial. Je suis allée à Harajuku, le quartier jeune et cosplay. J’ai été un peu déçue de n’avoir vu que deux filles déguisées en mode cosplay. Mais c’est l’hiver alors je leur pardonne mdr. Le quartier était bondé. Tu vois châtelet les halles un samedi après-midi à une semaine de Noël. Eh ben c’était pareil. Tu connais mon amour pour la foule. J’ai donc vite fui et je suis allée à Odaiba. C’est une île artificielle, et un super quartier avec une promenade, une plage, une vue de dingue, sa statue de la liberté. J’ai adoré me promener là-bas et franchement c’était une très belle découverte. J’ai terminé ma journée de visite par le quartier de Ryogoku. C’est le quartier des sumos (commencer et finir la journée avec eux, pourquoi pas hi hi hi). Je suis allée voir le sumo hall, mais il n’y a pas de combat avant la fin du mois de janvier. Et je n’en ai pas croisé non plus dans les rues (il fait froid les gens, même pour eux hi hi hi). Je suis donc rentrée à l’auberge. J’ai encore passée une super journée mais la fatigue a repris le dessus. Je me suis endormie avant 20h.

Le lendemain, j’ai pris un bus pour aller voir le mont Fuji, à 2h de route de Tokyo. Pour les japonais (la religion majoritaire ici est le Chinto), le mont Fuji est une déesse protectrice de la ville de Tokyo et du Japon en général. Initialement, je pensais prendre un bus et y aller toute seule. Mais j’ai trouvé une excursion moitié prix dans la nuit, donc j’ai sauté sur l’occasion. Et oh la la, je n’ai pas été déçue. C’était juste Waouuuuuuuh 🤩. Attends je te raconte lol. Au départ de la gare de Shinjuku (avec la statue Love), j’ai pris le bus jusqu’à Oshino hakkai, un petit village au pied du volcan. Ce sont les premières photos du volcan (il n’y a que ça sur le polarsteps du jour lol, tu peux faire l’impasse j’avoue, pour une fois 😉). C’est très beau et très paisible. Et en ce lundi, il n’y a pas trop de monde. Je mitraille donc le mont Fuji et je me promène dans les rues du village, avec son marché et ses maisons. J’ai bu l’eau du mont Fuji et selon la légende je vais rajeunir de 10 ans (yeaaaaah). Puis je suis allée à Oshino shinobi no sato, à qqs minutes à pied, à la maison des ninjas (gros lol). Bon c’est un peu l’attraction à touristes mais bon le jardin n’est pas mal et la vue sur le volcan aussi. Je suis donc contente d’être là. Puis j’ai repris le bus pour monter à la 5ème station du Mont Fuji (il y en a 10 en tout). Alors déjà en montant, il y a de la neige sur le bas-côté. Et en arrivant il fait très très froid (pour moi, certains semblent mieux supporter que d’autres, soit). Il fait -1°C quand même hein. Mais la vue est splendide. Je vis encore un de mes rêves. Le froid passe à la trappe et je reste contempler ça un bon moment (jusqu’à ce que je ne sente plus mes pieds mdr). On est ensuite allés dans un parc d’attraction pour faire une simulation de vol au-dessus du mont. C’était très sympa, comme au Futuroscope, et pas prévu donc topissime. On reprend enfin le bus en direction du lac Kawaguchiko. C’est le 2ème plus grands des 5 lacs autour du mont. Et si je pensais en avoir pris pleins les yeux, et ben non en fait. Je ne sais même plus comment décrire ce que j’ai vu (finalement va voir sur Polarsteps lol). On nous propose des glaces maison aux myrtilles locales, le tout préparé sous nos yeux. Alors la glace dans le froid, le mauvais bon plan, j’ai passé mon tour (j’ai vraiment froid alors laisse moi stp). Le bus nous ramène en ville (à Tokyo mais cette ville est tellement grande mdr) en début de soirée. J’ai passé une journée exceptionnelle ♥️. Je ne m’y attendais pas du tout, mais j’en ai pris pleins les yeux. Un petit groupe de voyageurs solo comme moi s’est créé et j’ai bien discuté. Je suis hyper reconnaissante d’avoir pu vivre ça, mais vraiment vraiment.

Le lendemain, journée de presque repos (c’est fatiguant de courir pour découvrir tous les jours lol je t’assure, moi-même je n’y croyais pas au début, mais je subis avec plaisir 😋). J’ai fait une petite promenade dans les derniers quartiers de Tokyo que je n’avais pas encore visité. Comme il pleuvait, je suis allée à la galerie d’arts Yaesu Tokyo, puis j’ai (vite fait) re-visiter les quartiers de Ebisu et Shinjuku. J’ai traîné dans deux centre-commerciaux pour acheter les cadeaux de Noël (chaque année, à la même période, la même histoire mdr). Le soir, deux dames de l’auberge m’ont invitée à diner avant que je quitte Tokyo pour prendre un bus de nuit pour Kyoto. Il y a 8h de route (un aller Fdf-Paris) et j’ai trouvé un trajet en bus à moins de 20e. Donc, j’ai sauté sur l’occasion pour visiter une nouvelle ville japonaise. J’ai un peu fait le tour de Tokyo aussi, alors je profite d’un nouveau dépaysement. J’arrive donc à la gare routière très en avance (bon comme d’habitude pfff, je ne sais pas être pile à l’heure tchip) et j’attends (ce voyage m’a rendu patiente, vous n’imaginez même pas lol). J’avais un petit doute par rapport à la qualité du voyage vu le prix. Mais j’aurais dû plus respecter le Japon lol. Le bus était top, les passagers très gentils, les sièges inclinables pour dormir. Je n’ai pas vu le trajet, on m’a réveillé et je suis descendue en urgence hi hi hi. Je pense que l’aller en bus de nuit a donc été validé (j’ai profondément dormi, je suis même choquée).

Je suis donc arrivée à Kyoto à 6h du matin. J’ai trouvé un bus qui m’a déposé devant l’auberge. Je n’étais pas la seule arrivée à l’aube en bus de nuit. Un canapé gigantesque m’attendait dans la salle commune. Alors j’ai fini ma nuit hi hi hi. Je suis ensuite allée visiter (parce que bon quand même je suis là pour ça n’est ce pas). Et c’est une super belle découverte. Le voyage m’a assagie et calmée (mais si euh, un petit peu, laisse moiiiiiiiii) mais ici, on ne peut qu’être calme et à l’écoute (de soi, des autres, de la nature). Je suis allée au Yasaka shrine, puis au parc Maruyama près de l’auberge. J’ai ensuite flâné dans le quartier de Guion. On trouve de nombreuses boutiques de location de kimonos traditionnels dans le coin. Pour info, un vrai kimono (en soie, brodé main, traditionnel) coûte au minimum 3 000 €. Donc, les boutiques proposent une location pour moins de 30 € pour environ 2h. J’ai croisé de nombreuses personnes (groupes d’amies, couples, familles) en habits traditionnels. Et dans ce quartier très typique, on ne peut que se sentir au Japon. Il y a des temples et des portes ancestrales à chaque coin de rue. Cette ville est typique, calme, il y a une tranquillité et une quiétude dans l’air. C’est une très belle découverte.

Une des meilleures expériences vécues au Japon reste …… d’aller aux toilettes. 😂😂🤣🤣 Je te vois déjà rire, te dire que je suis folle mais attends attends mdr. Les toilettes ici, c’est une expérience à part entière. Déjà, il faut être ingénieur de la NASA spécialité aéronautique et physique quantique pour comprendre comment ça fonctionne. Il y a des boutons dans tous les sens. Mais une fois qu’on a compris comment ça marche, c’est le paradis. Le siège est chauffé et au cœur de l’hiver, c’est une attention plus qu’appréciée. Une petite musique couvre les bruits disgracieux. Enfin, j’ai beaucoup fait pipi pendant ce séjour nippon hi hi hi. Même les toilettes publiques sont géniales, hi-tech et hyper propres. Non, je me répète, mais j’ai trouvé mon pays idéal.

Sinon, le lendemain, je pars en visite très intensive de Kyoto (tous les détails sont sur Polarsteps of course). Je suis allée voir le Kinkakuji temple (le temple d’or). Le temple est recouvert de feuille d’or et c’est tout simplement magique, un super moment. Je suis ensuite allée au Nijo-jo castle (le château d’un ancien empereur). Il n’a rien à envier aux châteaux français parce qu’il est imense, dans le style japonais bien sûr. Je suis ensuite allée au Ginkakuji temple, avec son jardin zen et la vue de Kyoto (ça grimpe mais ça vaut le coup), puis au Nishi Hongaji temple, qui est super grand aussi. J’ai poursuivi avec le Fushimi Inari Shrine. C’est immense, ça grimpe et on en prend plein les yeux, j’ai adoré. J’ai marché près d’une heure dans la forêt où vivent des singes sauvages, des sangliers et des ours nippons 😱, lol, mais heureusement je n’en ai pas vu. J’ai fini la journée avec le Hejanjigu Shrine. J’en ai pris plein les yeux, j’ai bien marché dans le froid et j’ai fait le tour de Kyoto.

En rentrant à l’auberge, je retrouve mon pote Sebastian de Hong Kong. Il n’y a pas de hasard dans la vie, soit, mais c’est hyper marrant de se retrouver dans la même auberge. On discute avec d’autres voyageurs (beaucoup de français dans cette auberge) et on décide d’aller en boîte de nuit. Je suis le mouvement bien sûr et je me retrouve au Kitsune. J’ai dansé sur du rap et du rnb japonais 😂 et c’est pas mal du tout. J’ai beaucoup ri, la soirée était excellente.

Pour mon dernier jour à Kyoto, je finis les visites aux alentours de l’auberge. Elle est hyper bien placée parce qu’il y a pleins de choses à voir dans les environs. Je suis donc allée au Nishi Otani Mausoleum. C’était un peu glauque parce qu’il avait une cérémonie des morts (je n’ai pas tout compris mais l’ambiance était morose). J’ai donc filé au Kyomizudera temple, 5 minutes plus loin. Il faut monter sur la colline (yep, again) mais la vue en vaut franchement le coup. Je suis ensuite allée voir la Yasaka Pagoda, le Ryozen Kannon temple (avec la superbe et immense statue de Boudha) et le Kodaji zen temple. Tout ça à 10 minutes à pied de l’auberge. On est ensuite partis avec mon pote Sebastian au Hakubutskan Sanjudendo-mae, puis on a déambulé dans les rues de Kyoto pendant plus de 2h, avant de finir dans le quartier de Gion avec un dernier temple, le Kenninji temple. J’ai passé une super journée 🥰. J’ai pris le bus de nuit à 22h pour Tokyo et j’ai dormi comme un bébé. Arrivée à Tokyo, à 6h du matin, je me suis encore promené puis je suis allée à l’auberge, chassée par la pluie et par le froid tokyoïtes. Ma dernière nuit de tour du monde et ma dernière nuit en auberge, j’ai savouré mes derniers instants avant le retour à la maison.

A suivre…

Simply beautiful Hong Kong

J’arrive donc à Hong Kong en début d’après-midi, tout comme j’aime. Je trouve très vite un bus qui me dépose juste devant l’auberge, la classe !! Je suis toute seule dans la chambre (pour le moment lol) hi hi hi. Je pars tout de suite me promener dans le quartier. La solitude n’a pas duré puisque dans la nuit deux personnes sont arrivés. Ce sont des anglais, très gentils et respectueux donc c’est cool. Le lendemain, je pars plus longtemps en promenade. J’ai marché le long de Nathan Road. Puis je suis allée sur le Pier Harbour d’où partent les ferrys pour l’île de Hong Kong, entre autre. On voit ainsi la tour de l’horloge, le musée d’art, etc. J’ai marché jusqu’à Temple street où il y a le night market. Puis j’ai continué jusqu’au Tin Hau Temple et au Ladie’s market (pardon mais c’est un vrai marché de cochoni mdr, que des bricoles bon marché 😂). J’ai beaucoup marché, l’équivalent de 5 arrêts de métro. Puis j’ai pris ledit métro jusqu’au temple Wong Tai Sin, très beau et très paisible. Je me suis promenée dans ce lieu de culte très important pour les bouddhistes. J’ai croisé des chinois venus exprès de Chine continentale pour ce temple, c’est dire. J’ai ensuite repris le métro jusqu’à Causeway bay, le quartier avec le Time Square de HK (ouais vite fait hein, en marchant vite ça peut faire illusion 🤣), le Victoria Park, etc. On voit des trams à 2 étages, très marrant, mélange bizarre entre les bus à impériale anglais et les trams d’antant. J’ai marché jusqu’à Wan Chai (un autre quartier de HK mêlant des vieux immeubles à des immeubles beaucoup plus modernes, assez stupéfiant) puis je suis allée voir le Golden Bauhinia square (un genre de fleur dorée hi hi hi). J’ai ensuite pris le ferry pour revenir sur la promenade des stars (avec la statue de Bruce Lee entre autre) puis retour à pied à l’auberge très bien située à Tsim Sha Tsui. J’ai passé une super journée (très touristique) malgré la pluie qui me suit, le froid qui persiste (rien à voir avec Séoul mais entre 10° et 13°C quand même tchip). On voit les stigmates des émeutes (façades en réparation, machines automatiques des métro vandalisées, affiches et tags, etc.) mais sinon pour le moment rien à signaler.

Le soir, je vais dans des bars avec des gens de l’auberge (dont mes colocataires Jamie, Owen et Nathan). L’ambiance est au rendez-vous et on s’amuse beaucoup. Le choix des bars par l’auberge n’est pas terrible du tout, mais on finit dans un bar avec un dj made in HK qui passe…… du dancehall mdr. Excellentissime. Je me suis éclatée, j’ai beaucoup ri! J’adore HK lol. 🥰

Pour la deuxième journée de visite à HK, on a formé un petit groupe avec des backpackers de l’auberge (dédicace à Ewen, Mélissa et Sébastian). On est allés au Pic Victoria, en prenant un tram datant de 1888. Point culminant du quartier Central, il permet une super vue des îles de Hong Kong. Extraordinaire ! C’est l’une des plus belle vue aperçue à ce jour, j’en ai pris pleins les yeux 🤩. On a fait une marche de 30 minutes pour mieux apprécier la vue, puis on est rentrés à l’auberge en ferry. On s’amuse bien et il y a une super ambiance dans l’auberge. Le soir, on profite de la vue depuis le balcon de l’auberge et on observe un Hong Kong by night. Mes colocataires ont changé de chambre donc en plus je profite d’une chambre seule, le paradis !

Le lendemain, je continue la visite de Hong Kong. Je suis allée avec Sébastian sur l’île de Lantau. On y est allés en téléphérique (oui encore, mais tu me laisses stp). Le trajet est assez long et on a un bel aperçu à 360° de l’Est de la ville. Arrivés à destination, le grand Boudha nous attendait. Après la montée des 1248 marches (oui encore et encore), la vue est très agréable. C’est très paisible aussi et on profite un peu du calme ambiant. On a ensuite pris le bus jusqu’au village de pêcheurs de Tai O. Très typique, il n’y a quasiment pas de touristes (ben que nous en fait). C’est le HK confidentiel que l’on découvre, ce que j’adore. On marche dans les rues de ce village, on va vers le temple, on observe les pêcheurs. Je ne regrette pas de m’être arrêtée ici. On reprend le bus (un autre lol mais je deviens une experte mdr) jusqu’à Mui Wo, où après avoir flâné dans la ville et marché le long de la plage, on a pris le ferry pour la gare centrale de HK. On est rentrés à l’auberge en ferry aussi. Le réseau de transport est hyper développé ici et on a que l’embarras du choix pour se déplacer, pour pas cher en plus. J’adore, j’adore, j’adore. Le soir, on est allés près de la baie afin d’admirer le spectacle sons et lumières proposé tous les soirs à 20h par la ville. Je suis bon public et jaime beaucoup ce genre de spectacle donc je passe un très bon moment. Le soir, je ne suis pas l’équipe dans une nouvelle tournée des bras (Quoi?? Man lass aussi hein). Je veux me réveiller très tôt le lendemain pour aller passer la journée à Macau.

Finalement, le lendemain, je n’entends pas le réveil (non mais man té lass pour de bon hi hi hi), du coup j’ai raté les ferrys de 7h et de 9h pour Macau. Je rejoins mes amis (Sébastian, Foram et Hédi le frenchie) dans la salle commune de l’auberge et on décide quand même d’y aller (il est presque 11h mdr mais je suis le mouvement). Arrivés au guichet, le prix du billet est trop élevé pour certains. Qu’à cela ne tienne, changement de programme again. J’irai seule à Macau lundi et je profite en ce dimanche de mes nouveaux amis lol. On est donc partis visiter le jardin feng shui de Nan Lian. Très beau moment de calme, le jardin est magnifique (de style japonais) et le temple est immense : j’ai beaucoup apprécié la promenade. On a ensuite pris un tramway à impérial (tu sais le mélange de bus anglais et de tramway à l’ancienne dont je parle plus haut, suis un peu stp oh la la 🤣) pour visiter quelques quartiers de la ville. On a bien ri, on a bien déliré donc excellent moment. En rentrant à l’auberge, on est tombé sur les manifestations 😱. Bon, je ne me suis absolument pas éternisée (team capon again, laisse moi tranquille). Hédi est descendu faire des photos (ne me demande pas pourquoi lol) mais moi je suis rentrée hein. La journée sans programme précis a été vraiment top. La spontanéité c’est cool, je m’efforce de lâcher prise et j’adore ça (enfin, vu que c’est presque la fin du voyage lol).

Le lendemain, je me réveille à 6h pour partir passer la journée à Macau. Une amie de l’auberge se joint à moi (encore merci Foram) et on part gaiement prendre le 1er ferry de la journée. On arrive à destination après à peine 1h de trajet. C’est très rapide finalement (avec la wifi dans le ferry, comment te dire que je n’ai absolument pas vu le temps passer hi hi hi). Dès la gare maritime, on voit que l’on n’est plus vraiment en Asie. Le portugais est la deuxième langue officielle. On est dans une ancienne colonie et c’est vraiment un petit bout de Portugal en Asie. C’est incroyable ! On prend une navette gratuite mise en place par un casino pour rejoindre le centre-ville (le bon plan déniché sur le net mdr). Macau est le seul endroit en Chine où les casinos sont autorisés. On arrive au fameux Galaxy Casino (apparemment célèbre et lieu de tournage de plusieurs films 🤔). J’avoue que la visite vaut le coup d’oeil. Le Galaxy n’a rien à envier aux casinos de Las Vegas. Il est majestueux ! On assiste au spectacle sons et lumières de 10h (bonus imprévu mais carrément accepté hi hi hi). Je suis bon public soit, mais waouh quand même. On fait un petit tour dans les salles de paris juste pour le fun. Puis, on reprend une navette gratuite pour le centre-ville. On visite alors les lieux emblématiques de cette ville : la statue de Kun Lam, le Senado square, l’église baroque Sao Domingo, les ruines de Sao Paulo, le Mount Fortress, la Mandarin’s house, le temple A-Ma, la rue Felicidade…. (tu sais déjà que les photos sont sur polarsteps hein 🤦‍♀️ alors vas y woy). J’ai marché plus de 20 km sur la journée (pas mal du tout lol). Je ne regrette pas d’être aller faire un tour à Macau. C’est tellement proche de HK que si on a le temps, il faut absolument y aller.

Pour mon avant-dernière journée à HK, je décide de visiter le côté plus privé et confidentiel de la ville (j’ai fait tout le HK touristique et incontournable et j’ai le temps donc go go go !). J’ai d’abord visité le quartier de Barry Quay avec son marché (et du Jack fruit hi hi hi hi) et ses immeubles très typiques. Ça vaut vraiment le coup d’oeil. J’ai ensuite pris la direction de Central et je suis montée sur le plus long escalator du monde. Bon, c’est un peu de l’arnaque parce que ce n’est pas un seul grand escalator, mais plusieurs petits mis côte à côte (ben désolée mais bon quand j’ai lu ça sur internet, je m’attendais à un seul grand grand grand escalator donc bon voilà quoi). C’était quand même très très bien lol (la fille qui critique tout hi hi hi). Je suis tombée par hasard en montant sur une mosquée et sur le quartier de SoHo, donc le petit côté imprévu était bienvenu et a été très apprécié (encore et toujours oui, je me répète si je veux d’abord). Je suis ensuite allée voir la ville abandonnée de Ma Wan. Alors là, mi bab mdr laisse moi te raconter. J’ai pris le métro puis un bus pour arriver à Ma Wan. Alors déjà j’ai grave galéré à trouver l’arrêt de bus (mais oui les gens font des blogs pour soi-disant expliquer les trucs mais les informations sont incomplètes tchip 🤣). Bref, finalement je trouve le bus et je descends à l’arrêt préconisé par le blog. Jusque-là, tout va bien. Arrivé à destination donc, je regarde autour de moi. Moun, moun, moun 🤔. Je commence déjà à rire parce que bon ça n’a rien d’abandonné du tout. Je n’aime pas tellement ça mais finalement je demande à deux personnes. Mi voilam pourquoi je n’aime pas demander aux gens. Je suis passée pour une folle (toujours les touristes tchip), personne ne savait de quoi je parlais. J’ai eu un fou rire devant un gars qui a dû vraiment se dire que j’étais folle mais il était paumé le pauvre. En riant je me dis que bon pa dig je marche un peu et je reprends le bus en sens inverse pour rentrer. Je marche donc. Et je suis tombée par hasard sur un centre culturel, expliquant que la ville de Ma Wan est un site archéologique révélant la présence de l’homme il y a plusieurs milliers d’années. Je fais donc le tour du centre, je regarde le film explicatif, j’aime bien. Je poursuis ma marche et je tombe cette fois sur un parc. Bon il n’y a pas beaucoup de monde mais rien n’est abandonné. Je ris mais je flâne dans le parc. Et en regardant en contre bas, je vois un immeuble abandonné. Le fou rire me reprend. Tout ça de chemin pour un immeuble, sérieusement 🤣🤣. Bon, ok, je fais quelques photos (mais qu’est-ce que je ris, way). Je continue à marcher et je tombe enfin sur le old Ma Wan, le fameux quartier abandonné (ah ben quand même tchip). J’apprends ainsi qu’un promoteur a exproprié les habitants pour un projet immobilier qui n’a finalement jamais vu le jour. Les habitants sont partis précipitamment visiblement parce qu’on voit des traces de vie dans les ruines et bâtiments abandonnés. Bon, j’avoue, j’étais toute seule et c’était quand même un peu flippant (oui j’ai arrêté de rire, je n’étais pas sereine sereine, tu sais déjà). J’ai continué de marcher quand même et j’ai fait le tour. Le quartier abandonné est proche d’une plage, d’un quai avec la vue sur le pont reliant l’île à celle de HK. C’est beau mais flippant. Bien entendu je me perds pour retrouver le bus (pfff marre de moi des fois 🤦‍♀️). J’ai peur hi hi hi mais finalement avec beaucoup de sang-froid (hi hi hi moi-même je rigole en écrivant ça) je retrouve l’arrêt de bus et je rentre à HK. Avant de rentrer à l’auberge, je suis allée dans le quartier de Mong Kok, le quartier des marchés. J’ai ainsi vu en flânant des marchés vendant des fleurs, des oiseaux (un oiseau parlait et répondait trop marrant) et des poissons. J’ai beaucoup ri, surtout de moi, donc j’ai passé une excellente journée.

Mon dernier jour à HK est tout en douceur. Le matin, je décide de prendre soin de moi (rituel de veille de départ lol, le combo lessive, cheveux, coiffure, etc..). C’est mon to-do-nothing day, Netflix and chill hi hi hi. Je regarde donc des films pendant que je me coiffe, très très sympas. Je suis tombée par hasard sur un film nigérian, j’en ris encore tellement le film était marrant (spéciale dédicace à mon Théonie hi hi hi). L’après-midi, je pars visiter le Kowloon park avec Hédi (mais si euh mon pote frenchie, ça fait tellement du bien de parler français aaaah). Le parc abrite une colonie de flamands roses. C’est très paisible de les observer. On a ensuite marché dans le quartier avant de rentrer.

J’ai vraiment vraiment vraiment adoré cette ville. Milles mercis HK. Demain, je prends l’avion pour Tokyo via une escale à Séoul (-2°C en Corée, très très gros tchip). A suivre donc…

Brrr, il fait froid en Corée du sud

J’arrive donc en Corée du sud. Il est assez tard donc j’ai pris une auberge pas trop loin de l’aéroport, à Incheon. C’était une bonne idée dans l’absolu. Mais si l’auberge n’est pas mal du tout, je tombe pour la première fois sur une folle dans ma chambre (non la fille a un sérieux problème les gens). N’étant pas là pour corriger le comportement des gens (zen attitude mdr parce que sinon ça part en live en créole sans sous sous-titre hi hi hi), je pars assez tôt le lendemain pour Séoul.

J’arrive donc assez Séoul en train/métro en 1h environ. Première visite de la ville dès que j’ai déposé mon sac à l’auberge. C’est une très grande ville avec un réseau de métro hyper développé (oui j’ai galéré lol). Le réseau en lui-même ça passe, mais acheter une carte, un ticket, la vraie galère sérieux. La machine ne prend que le cash et il n’y a pas de guichet avec une personne réelle. Mes cartes ont été refusées dans 4 guichets ATM avant d’en trouver un à perpète qui m’a donné mes sous, way épique. Enfin bref, 30 minutes après j’y suis arrivée, mais non sans mal. Je suis donc allée à l’hôtel de ville avec le palais Deoksugung derrière. J’ai marché jusqu’au palais Gyeongbokgung et le village de Buckchon Kanok, puis dans un des quartiers d’affaires avec la statue du roi Sejong, et enfin dans le célèbre quartier de Gangnam (sans style lol). Il y a un immense centre commercial dans ce quartier, le CEOX, avec un aquarium, des boutiques, des restaurants et la superbe bibliothèque Starfield. Il y a beaucoup de mobiliers urbains aussi. La visite était très sympa.

Pour ma 2ème journée de visite de Séoul, je suis retournée visiter le Buckhon Kanak village avec ses maisons traditionnelles. C’est très marrant de voir la tradition et une rue après, d’être entourée de gratte-ciel. J’ai ensuite visité le marché de Gwangjang avec ses plats divers, des animaux marins étranges, mais aussi du textile (des hommes font des retouches, des ourlets, etc., métier masculin ici lol), des gadgets,… (Polarsteps baby). J’aime bien les marchés asiatiques, ça m’amuse et c’est comme une balade. Je voulais me rendre à une station de métro donc je décide d’y aller à pied, en mode parisienne. Eh ben non mdr, j’ai marché près de 55 minutes pour rejoindre le parc Naksan (1 arrêt de métro seulement mais c’était bien loin dans le froid, une arnaque). J’ai fait une pause dans un café coréen parce que j’étais frigorifiée. Il y a pleins de cafés ici, c’est une tradition, tout le monde marche avec son mug de café dans la rue. J’ai découvert le café au lait avec les perles de tapioca, un délice (le fer quand je vais rentrer mdr en mode régime again et sport intensif, way). J’ai ensuite découvert le quartier de Myeong-dong (chut, mais j’y suis allée en métro) avec ses rues marchandes, sa superbe cathédrale (moment de calme très apprécié, j’ai adoré), la tour N, le parc Namsan. Ce quartier est top. Franchement une super découverte. Puis j’ai marché jusqu’à la gare centrale de Séoul (la fille qui ne retient pas la leçon – mais j’ai envie de marcher euh). Je suis enfin revenue dans le quartier branché de Hongdae (à l’auberge quoi hi hi hi). La journée a été très remplie mais j’aime bien cette ville.

Le lendemain, je prends le train en direction du sud du pays parce que je meurs de froid (et tu connais mon amour pour le froid. Oui je suis frileuse, tu me laisses stp). Je me rends donc dans un premier temps à Daegu. J’ai soit disant quitté Séoul pour la chaleur du sud. Mais ce n’est pas encore ça à Daegu hein…. donc bon la visite est compromise et je décide daller directement à l’extrême sud du pays, à Busan. Si il fait froid à Busan, ben j’y peux rien (j’aurais dû aller au Laos et en Malaisie tchip). Je reprends donc le train pour Busan. Heureusement il fait moins froid et il y a du soleil, yes. Je visite donc cette ville : Haeundae beach, Cheongsapo, Busan Harbor bridge etc. J’aime beaucoup, franchement, un gros coup de cœur. C’est un mélange de ville balnéaire avec ses plages, ses musées, ses forêts, ses gratte-ciel. C’est très diversifié et il y a tout ce que j’aime finalement. Donc j’apprécie beaucoup malgré le froid, la pluie et le mauvais temps qui reviennent (re tchip). Je reste donc à Busan avant de remonter sur Séoul pour mon dernier jour en Corée du sud. Et il neige à Séoul, non mais la grosse blague. Vraiment c’est du n’importe quoi mdr (note pour moi-même, mieux préparer mon tdm la prochaine fois hein).

Enfin, je m’envole demain pour Hong Kong (ils annoncent entre 20° et 25°C, merci merci). A suivre donc…

Ça galère pas mal à Taïwan…

Je prends donc l’avion de Bali pour Taiwan. Je prends la compagnie Eva Air, inconnue au bataillon mais sélectionnée par l’agence de voyage pour le billet tour du monde. Je souris déjà quand on me donne la carte d’embarquement en mode Hello Kitty. Et ça ne s’arrange pas du tout. Je suis dans un avion Hello Kitty les gens. Des coussins aux couverts en passant par les écrans, c’est marrant (article spéciale dédicace à Laurie mdr). Le vol se déroule très très bien, il n’y a personne à côté de moi (oui encore mdr). Il y a dans les toilettes de l’avion un kit complet avec du savon, crème main, soin visage mdr (Laurie, encore toi lol, j’ai tellement pensé à toi mdr, tu sais déjà). J’arrive à Taïwan vers 22h et le temps de passer la douane, je prends le uber et j’arrive à l’auberge vers minuit. Heureusement que j’ai eu la bonne idée de prendre une auberge à proximité de l’aéroport. La chambre est top, avec des rideaux autour de chaque lit pour une intimité relative (mais mieux que rien et courant à Taïwan). Je m’endors vite parce que finalement la journée a été longue.

Le lendemain, je prends le métro pour aller au centre de Taipei. Il y en a pour 1h, mais avec la wifi dans le train ça passe vite. J’ai pris une auberge proche de la gare centrale de Taipei donc j’y arrive vite en début d’après-midi (tout comme j’aime). Le quartier est vieillot, première impression mitigée (j’essaie de ne pas faire de conclusion hâtive). Je dépose mon sac et je pars à la découverte de la ville. Alors c’est peut-être surprenant, mais c’est la 1ère fois que je me sens étrangère et vraiment vraiment vraiment loin de chez moi. Tout est tellement différent ici à commencer par l’alphabet. Je ne comprends rien et je suis vite perdue. Cest vraiment du chinois (j’ai ri de ma blague tout l’aprèm hi hi hi). Mais bon en mode débrouillard on y arrive quand même (mais quelle galère quand même franchement, et attends tu vas voir, ce n’est que le début).

Je visite donc Taipei et ses monuments phare sur deux jours : la tour Taipei 101, le Shandao temple, le Daan Park, etc. Bon la ville n’est pas mal mais je n’ai pas de coup de coeur. Je décide alors de prendre un funiculaire pour rejoindre Maokong. C’est sympa et ça me rappelle celui de Cairns (souvenirs et nostalgie – soupirs). Arrivée à Moakong, je décide de faire une petite marche de 1h30 dans la montagne. C’est très paisible, je marche à côté de plantations de thé. Il est alors temps de rentrer. J’attends le bus pour retourner à Taipei. Mais après 1h d’attente toujours rien. Pas de bus visiblement le dimanche (simple supposition, je ne peux pas lire les panneaux, non mais quelle galère). Je fais alors du stop pour rentrer (gros lool). Une dame en scooter s’arrête au bout de 5 minutes (merci Bali pour l’expérience) et me rapproche de Taipei ou je prends le métro. Finalement je suis rentrée à l’auberge. Je vais au night market avec deux très gentilles américaines en vacances entre copines. Quelle découverte ! Même si on n’achète rien, la visite vaut le coup d’oeil pour les odeurs, les couleurs, l’ambiance. Je suis ravie d’être là. Mais bon, même si Taipei c’est pas mal, je décide d’aller voir un peu de pays.

Je prends alors un train à l’aube pour Hualien, sur la côte Ouest de l’île. La ville est très petite et dès mon arrivée je vais en bus au Toroko National Park. Les paysages sont magiques. C’est la première fois que je vois de telles falaises. Amateurs de géologie, ce lieu est fait pour vous. On peut faire des trails, et j’en fais 3 d’environ 30 à 45 minutes chacun. C’est assez facile (mon niveau hi hi hi) et très beau. Je retourne en ville en fin d’après-midi et je rejoins l’auberge. Il n’y a que 2 autres voyageurs avec moi, une espagnole et un argentin. On va au night market le soir et la soirée est très agréable. On est seuls dans l’auberge (je comprends pourquoi il fallait impérativement arriver avant 18h lol) mais on se gère.

Le lendemain, je reprends la route à l’aube pour l’extrême sud de l’île. Je m’arrête à Fangliao et c’est le début de la galère du jour. Si Hualien est une petite ville, Fangliao c’est une bourgade. Et personne ne parle anglais. Je me perds donc dans la ville. Je ne comprends rien, totalement perdue. C’est tellement absurde que c’est comique. Je vois finalement au loin le bus pour Kenting que je devais prendre et après un sprint (sac au dos hein) je finis par ne pas le rater. J’arrive donc à Kenting, station balnéaire de Taïwan. L’auberge que j’ai choisie est phénoménale. Attends je te raconte. La décoration est très recherchée, très moderne dans un style américain contemporain : j’adore. Il s’agit ensuite de capsule individuelle. Dans la chambre avec salle de bain privée, il y a 6 capsules. Chacune d’elle est équipée d’un lit, d’un meuble, d’une télé et de la clim. On a aussi à notre disposition une serviette, du savon, des crèmes, une brosse à dent (la coutcha est de retour hi hi hi). J’avais un peu d’appréhension parce que je suis un peu claustrophobe (ça suffit woy) mais on tient presque debout dans la capsule donc couchée, je n’ai pas l’impression d’étouffer. Cette auberge est parfaite. On a des boissons à volonté, des nouilles lyophilisées et des crackers également mis à notre disposition. La plage est juste derrière (et tu connais déjà mon amour pour la mer et la plage). J’y passe mon après-midi malgré le vent qui souffle fort. J’aime beaucoup Kenting.

Je n’ai prévu que 2 jours à Kenting donc je reprends le bus pour Kaoshiung. C’est plus facile dans ce sens là j’avoue. Kaoshiung est la grande ville du sud de Taïwan avec le célèbre grand Bouddha. Je ne reste pas longtemps parce que je veux aller à Tainan. Je prends le HSR (high speed railway) et en 25 minutes je suis arrivée (au lieu de près d’une heure en train classique). Je voulais tester le HSR mais c’est assez cher. J’ai donc profité de cette courte étape pour le faire. Bon le train est bof (un train normal quoi mdr) et on ne sens pas que le train va hyper vite. L’expérience n’est que peu concluante. La gare du HSR est hors de la ville en plus (pffffff). Je prends donc une navette gratuite pour rejoindre le centre de Tainan. La galère again les gens. Je ne comprends rien, tout est en chinois (loi je ris encore de ma vieille blague au moins). Je finis par y arriver non sans mal. Je prends un taxi j’avoue parce que je me suis perdue pendant plus d’une heure. Je n’ai même pas payé 2€. Si j’avais su, je l’aurais pris dès le départ (soupir dépité). Enfin, j’arrive à l’auberge et je suis exténuée. J’ai pris les premiers trains depuis 2 jours, et je ne dors pas beaucoup. Alors une sieste s’impose. L’auberge est assez vieillotte mais le responsable est très gentil. Il organise tous les soirs une « Fruit Party » dans la minuscule salle commune. Il y a donc des fruits à volonté (fruit du dragon, ananas, variété de pastèque orange, melon, orange), des chips et crackers, des bières taïwanaises. C’est un moment hyper convivial qui me permet de me sentir bien pour la première fois depuis mon arrivée à Taïwan. Je discute avec les voyageurs de l’auberge (israélien, américain, canadiens, allemands, japonais etc.). Super moment. Le lendemain au réveil, je rencontre ma coloc qui est française, en contrat d’un an à Taïwan. On décide de partir en promenade ensemble. On va au Tainan Park, on découvre la célèbre rue Guohua et le Blueprint Park. On se promène et elle m’apprend beaucoup de chose, vivant à Taïwan depuis presque un an. Je passe une super journée avant la Fruit Party du soir, encore meilleure que celle de la veille. On chante, on s’amuse, il y a une super ambiance.

Le lendemain, je rentre à Taipei. Je prends un train long (mais pas cher) mais on passe dans toutes les gares de la côte Ouest de l’île. Si la côte Est était assez agricole et proposait de chouettes paysages, la côte Ouest est très urbanisée. La vue n’est donc pas terrible. Mais j’ai appris la patience alors je ne vois même pas les 5h30 de train passer. Arrivée à Taipei, je prends le métro pour rejoindre la nouvelle auberge. Je change de quartier tout en restant à proximité de la gare centrale de Taipei pour voir un peu autre chose. La nouvelle auberge est bien et ultra moderne. Franchement je suis ravie de mon choix (merci Laurie de m’avoir appris à sélectionner sur Booking.com mdr). Mais le perosnnel est froid et il n’y a pas d’ambiance, chacun dans son coin. Le silence c’est bien aussi mdr.

Le lendemain, je pars en métro me baigner dans les sources chaudes de Beitou, au Nord de Taipei. Habituée maintenant du métro, j’y arrive sans trop de problème. Alors par contre à l’arrivée, comment te dire… Attend je te raconte. Les sources sont très faciles d’accès, remplies de locaux de tout horizon. Mais il fait se baigner….. nu. Yep tou tou ni. Eh ben à Rome, fais comme les romains hein… Non je rigole, le maillot de bain est obligatoire (non mais ça ne va pas toi 😂). Franchement, je ne regrette pas d’être venue mais l’eau est beaucoup trop chaude pour moi. Je ne trempe que mes pieds. J’essaie de laisser mon hypocondrie de côté mais c’est plus fort que moi (bain de bétadine au retour à l’auberge, je le reconnais hi hi hi, Axelle laisse moi). C’est pile la température optimale de culture des bactéries et levures (et oui je suis hyper sûre de moi, gros beurk). L’expérience n’était pas concluante mais j’ai beaucoup ri de moi-même (mais dans quoi je me suis lancée sérieusement). Enfin bref. Je sors assez vite de l’eau donc et je vais visiter la ville de Beitou et ses sources chaudes. Le spectacle est sensationnel (polarsteps baby mdr). Matinée de la géologie bonjour. Comme il n’est même pas midi (laissez moi tranquille, j’avais pas envie de barboter dans les bactéries des gens euh), je décide d’aller au Nord de Taipei voir les paysages lunaires de Yelhiu. Alors il faut prendre un bus mais c’est plus facile on dirait (je m’habitue hé hé). J’arrive donc sur place et c’est vrai que le paysage est spectaculaire (polarsteps woy). J’y passe l’après-midi avant de rentrer tranquillement à l’auberge.

Pour mon dernier jour à Taïwan, je pars visiter la ville de Jiufen, toujours au Nord de Taïwan. On ne change pas une équipe qui gagne donc je prends le métro et un bus. Il s’agit toujours de bus de la ville de Taipei pour info donc c’est franchement pas cher (moins de 5 € le ticket aller, le vrai bon plan). J’arrive donc assez facilement à Jiufen (yeah, je m’améliore franchement les gens mdr). La ville est jolie, typique de mon imaginaire de ville chinoise. Je me promène tranquillement une bonne partie de la matinée dans les ruelles de la ville. Il y a beaucoup de monde mais plutôt des locaux (peu de touristes occidentaux). C’est sympa mais blindé (ni moun tout côté hi hi hi, et tu connais ma passion pour la foule hein). Il y a beaucoup de stands proposant de la nourriture et aussi des babioles (made in Taïwan hi hi hi fou rire idiot du jour 🤣, on s’amuse comme on peut euh).

Mais bon il est temps de rentrer pour préparer mon sac (et faire la lessive, et laver mes cheveux et tout et tout). Je quitte Taïwan pour la Corée du Sud demain. À suivre donc…

Bali again…

Me revoici donc à Bali, deux ans presque jour pour jour depuis mon précédent voyage. J’avais littéralement adoré ce pays, et ça avait été le début de grands changements (mais si tu sais, rappelle toi euh). Quand j’ai planifié mon voyage, j’étais obligée de revenir passer quelques jours sur l’île des Dieux. Je n’ai prévu de ne rester qu’une semaine, parce que le monde est vaste. Mais dès mon arrivée, je sens déjà l’énergie de Bali. Alors tu me connais, tu sais que je suis hyper cartésienne et tout et tout, mais il y a quelque chose d’indéfinissable ici. Je n’essaie pas de comprendre (on lâche prise les gens) et je profite. J’ai trouvé une auberge pas trop loin de l’aéroport. Ils m’ont envoyé un chauffeur (parce que à 21h c’est mieux mdr) ce qui est génial. L’auberge est tellement bien pour 3€/nuit. C’est propre, très calme, à Jimbaran, la chambre est spacieuse, on a une salle de bain privée et il y a une salle de sport : je suis aux anges. J’ai appelé mon ami Julian, qui avait été notre guide il y a deux ans. Toujours au rendez-vous, il m’a emmené me promener le lendemain dans le sud de Bali. Nous sommes allés au temple de Mengening, moins connu et fréquenté que celui voisin de Tanah Lot, mais tout aussi joli. Nous sommes allés à Seminiak et à la plage de Kuta. Super journée qui confirme que j’adore Bali.

Le lendemain, je décide de quitter l’île de Bali pour celle de Nusa Penida. J’avais envie de changement et on avait déjà pas mal visité Bali il y a 2 ans. Il paraît que c’est beau alors let’s go. Julian m’aide à organiser tout ça et hop je prends le bateau pour cette petite île voisine plus confidentielle. Il passe me récupérer à l’auberge le matin et il me dépose au port de Sanur. J’attends le bateau et on me propose une noix de coco avec pleins de nanan dedans (hi hi hi). Et hop on nous appelle pour l’embarquement. On récupère nos bagages. Et là, man descend 😩 ! Attends attends, je te raconte. Alors on suit le responsable de la compagnie et moi je m’attends à un quai, un bateau etc. Alors oui le bateau est topissime, mais avant d’embarquer il faut escalader des rochers pour arriver à la plage. Je n’ai pas ri du tout, tu connais déjà mon manque d’équilibre, j’étais en difficulté. Ensuite, sur la plage, il faut entrer dans l’eau pour monter dans le bateau. Pardon, mais je n’étais pas psychologiquement prête hein. Alors ben pa dig on enlève les baskets, on se mouille (patate ch*** sa) et on monte dans le bateau. J’ai ri une fois bien installée mais pardon c’était ubuesque. Après le bateau est très très bien et confortable, on arrive à Nusa Penida en 40 minutes. On débarque sur un quai flottant (ben oui, voilà, c’est évident, c’est ce qu’il fallait faire voyons, tchiiiiiiip) et on récupère nos chaussures et nos bagages. Je trouve un taxi qui m’emmène à l’auberge.

Et là je tombe des nues. Parce que l’auberge est au top du top. Ya une piscine (hi hi hi), 5 chambres seulement, et un cadre très balinais, comme j’aime. Je suis dans un dortoir de 4 lits avec une salle de bain privative. C’est très propre. Franchement, je suis ravie. Je profite de la piscine tout l’après-midi. Et je pars faire un massage balinais proposé par l’auberge. Le cours de l’Euro par rapport aux rupies indonésiennes est tel que ça ne coûte quasiment rien ici (8€ l’heure de massage). Alors je me fais plaisir j’avoue. Le gérant de l’hôtel me propose de me déposer en plus, c’est génial. Il me dit de l’attendre dehors. Ok. Je vois une voiture, je me mets à côté. Et là le gars arrive et sort …. un scooter 🤣🤣😂😂. J’ai éclaté de rire et j’ai décliné l’offre (pa dig frère, je vais le prendre à pied plutôt, hi hi hi). Je porte une petite robe de plage et des sandales, euh comment te dire hein. Mais le gars insiste tellement que bon ben je monte sur le scooter hein. Franchement je ris encore en écrivant ça parce que l’expérience était géniale. Du vent dans les cheveux, toutes mes dents dehors, j’ai adoré. Après, je ne sais pas si je l’aurais fait seule (team capon, les gens roulent dans tous les sens, sans casque, les routes sont un genre, bref), mais avec le chauffeur c’est excellent. J’arrive au salon de massage à 1 minutes de scooter de l’auberge (way, fou rire, je pleure) et la masseuse m’accueille immédiatement. Le massage balinais était excellent. Ça m’a rappelé les massages quotidiens d’il y a deux ans (Maman et Odile, on doit replanifier ça euh). Je sors hyper détendue et huilée (au moins je sens bon mdr). Le gérant de l’auberge était censé revenir me chercher mais il m’a oublié (pfffffff). La masseuse, agacée, dégaine finalement son scooter et batché fanm (le fou rire reprend de plus belle 🤣). Je suis de retour à l’auberge en fin d’aprèm et je découvre mes compagnons de chambre. On m’a mise dans une chambre mixte (🤦‍♀️ j’apprends qu’il n’y a pas de dortoir féminin) et je suis avec un espagnol et un chilien. Alors les gars sont encore plus gênés que moi, c’est très marrant, et ils sont hyper respectueux et gentils. Alors ça va, la soirée se passe bien. Ils m’emmènent manger avec eux dans un night market typique fréquenté quasiment que par des locaux (merci José et Hector). Et bien sûr on y va ….. en scooter mdr. À l’aller je monte avec Hector l’espagnol. Au retour, c’est le chilien qui me ramène. Il me dit de ne pas m’inquiéter. Ouais ouais sauf qu’il a eu un accident de scooter il y a 2 semaines et tout janb boug la pliché 😂🤣. J’ai tellement ri, fou rire de malade. Enfin je suis bien arrivée, je me suis bien amusée (guitare et chansons autour des plats locaux, génial !). Donc topissime.

Le lendemain, un ami de Julian (mais si mon ami guide balinais, suis un peu stp woy) vient me chercher pour une excursion sur la côte ouest de l’île. Mon colocataire chilien décide de se joindre à nous (on paie moins cher alors bienvenido hein mdr) et on est partis. Après une petite heure de route,on arrive à Angel’s Billabong. Alors les belles vues, ça se mérite. Déjà, les routes sont hyper étroites. Même si je n’ai pas imaginé une seule seconde d’y aller seule en scooter, je ne regrette tellement pas mon choix. Ce n’est pas très bien indiqué et il faut être un sacré conducteur pour gérer les scooters, les falaises étroites, les voitures en sens inverses, etc… Enfin bref, la vue à l’arrivée est à couper le souffle. Il faut marcher, escalader un peu sous 35°C donc ça pique un peu (je suis littéralement en nage au bout de 5 minutes) mais c’est tellement beau. On marche encore un peu et on arrive à Broken Beach. Les falaises et la plage en contre-bas, c’est très très beau. Notre guide Kadek nous fait goûter des baies locales. C’est assez bon, entre le raisin et la jujube. On reprend ensuite la voiture pour Kelinghing Beach. Encore des paysages magiques. J’en prends pleins les yeux. Et en partant, que vois-je ? Une jeune fille vend ….. du jack fruit. Aaaaaaaaaah (mais si euh, tu connais ma passion pour ce fruit). Je fais une petite pause fruit (c’est obligé) et c’est excellentissime. On repart ensuite pour Paluang temple juste à coté. Et on finit par atterrir à Crystal Bay. On passe l’après-midi là-bas (chiller à la plage yeaaaaaah – j’ai essayé de me baigner mais l’eau est franchement glaciale donc pa dig hein) et on regarde le coucher de soleil avant de rentrer à l’auberge. On retourne manger au night market avec les garçons, of course mdr. Une journée indonésienne tip top.

Le 3ème jour à Nusa Penida, je pars seule en excursion (José est parti ce matin pour Lombok). Kadek a missionné un collègue, Putu, pour m’emmener. Cette fois, on décide d’explorer la côte Est de l’île. On commence par le Giri Putri Temple. Il faut porter un sarong pour rentrer donc j’en loue un et je commence monter les 200 marches et quelques pour accéder au temple. Le vue est top de là-haut. Quand je vois un touriste sortir d’un genre de cave bizarre. Je me faufile alors derrière lui et j’arrive au cœur du temple. C’est très joli mais on ne tient pas debout et il faut ramper un genre pour y accéder. Tres sympa. Quand je vois au loin une toile d’araignée de malade. Je me suis aussi dit que dans un tel espace humide il peut y avoir d’autres bestioles. Ni une ni deux, je suis repartie en sens inverse sans trop me poser de question. Way mi expérience mdr. On roule ensuite près d’une heure jusqu’à Atuh beach, Diamond Beach et Three houses. Les trois lieux sont aux même endroits. C’est tellement beau, couper le souffle. On est en fait sur des falaises, et pour accéder à la plage, il faut descendre des escaliers (encore des escaliers 35°C, pffff). Ça vaut le coup, mais encore une fois la beauté se mérite lol. On repart ensuite à Teletubbies hill. On est en période sèche donc il n’y a pas du tout le même rendu que sur les photos, mais c’est pas mal. Je ne connais pas le dessin animé donc je n’ai en plus pas de point de comparaison mais bon. On repart pour Guyangen Waterfalls. Il y a un temple donc je loue un autre sarong et je débute les 40 minutes de marche. Im faut descendre (toujours des escaliers de dingue), les marches sont branlantes mais la vue en vaut le coup. Le retour (il faut remonter les escaliers) est plus fatiguant (je dégouline) mais je suis contente de l’avoir fait. On repart vers Crystal Bay pour un peu de repos et de farniente. Sur la route, on peut apercevoir le Mont Agung de Bali derrière les nuages. C’est super joli. Je me suis baignée malgré l’eau assez froide mais j’ai eu tellement chaud toute la journée que c’était nécessaire. Putu me ramène à l’hôtel et je pars en scooter pour un nouveau massage. J’adore Nusa Penida (hi hi hi). Le soir, je retourne au night market avec Hector et on revoit ses amis pour la dernière soirée sur l’île. Le lendemain, je reprends le bateau pour Bali. Psychologiquement prête (je suis habillée en conséquence lol), le retour les pieds dans l’eau est finalement très marrant et sympa. Julian me récupère au port et me dépose dans une nouvelle auberge. Je me promène à Sanur tout l’après-midi. Je m’imprègne une dernière fois de l’ambiance balinaise. Mais toutes les bonnes choses ont une fin. Je pars cette fois pour Taïwan. À suivre ….

Que viva Australia ! (Part II)

Donc je suis toujours en Australie et revenue à Sydney. Maman est partie (oui snif j’étais très triste, tu me laisses) mais le voyage continue. Je suis donc à l’auberge de Sydney. Et waouh, c’est THE auberge. Attends je te décris la structure. Il y a 8 étages, un bar restaurant adossé, une piscine, un sauna et un rooftop pour des soirées arrosées. Alors oui je me suis bien amusée à Sydney. Ma colocataire allemande était trop cool (mille mercis Mara) et on a bien déliré. Je suis beaucoup sortie (vive les nuits australiennes mdr) et je me suis bien amusée (merci Lulu, Juju et Sam). Franchement l’Australie tient plus que ses promesses. Après 4 jours de fête à Sydney (bon j’ai quand même visité hein, je suis allée à la plage, j’ai fait des marches, si si regarde polarsteps mdr), je décide de remonter dans le Nord à Cairns. Il paraît que c’est pas mal alors let’s go.

J’arrive donc à Cairns après 3h de vol (parce que oui sinon en bus ou voiture j’en avais pour 25h mdr) en début d’aprèm, of course. Une navette à 5 AUD$ m’attendait (trop cool, en mode VIP mdr pour à peine 3€) et j’arrive 10 minutes après à l’auberge de Cairns. ReWaouh! L’auberge est trop magnifique, dans le cœur de la ville avec une piscine et un jacuzzi au centre de la structure. Je suis assez contente d’être là parce qu’il fait chaud et beau.

Le lendemain, journée calme de visite de la ville. Alors sans mentir, le centre-ville est assez petit, on fait vite le tour. La jetée est magnifique et il y a une piscine dans le centre hi hi hi. Je me suis promenée et j’ai sillonné la ville. Je suis très surprise par la végétation hyper tropicale (il y a de l’atoumo partout), le climat qui va avec et la population avec pas mal d’aborigènes (oui maman, les vrais australiens mdr). Je n’en ai pas vu entre Sydney et Brisbane, mais là ils sont bien présents dans la ville et tant mieux. La ville propose des activités sportives gratuites alors j’ai fait de la gym en plein air, de la zumba (oui oui, en direct avec ma Cynthia mdr) et de l’aquazumba. J’ai aussi profité de leur super jetée pour quelques footing. Je me sens bien dans cette ville.

Sinon, si la ville est assez petite, il y a pleins d’activités à faire aux alentours. Alors je suis allée à Kuranda, une ville au nord de Cairns. Pour y aller, j’ai pris le skyrail (un téléphérique) qui passe au-dessus de la plus ancienne forêt tropicale humide du monde. Je me suis arrêtée à Baron falls avant d’arriver à destination. Kuranda est assez petite et on fait vite le tour. J’ai visité le parc animalier (j’ai fait une photo avec un koala : aaaaaaaaah, j’ai vu des papillons et des oiseaux aussi) et j’ai fait une marche d’une heure environ dans la forêt. Je suis rentrée à Cairns en train datant de 1891, l’un des plus anciens du pays. J’ai passé une journée extraordinaire.

Je suis aussi allée à Cap tribulation. C’est une journée organisée par l’auberge (euh oui il faut payer lol). GG, le guide, est venue me récupérer le matin à 7h à l’auberge. Après avoir récupéré d’autres clients dans différents hôtels et auberges de la ville, on est partis pour Cap Tribulation. Nous nous sommes arrêtés en chemin à Rex Lookout, puis nous sommes allés aux Gorges Mossman. J’ai ainsi assisté à une cérémonie traditionnelle du feu, permettant de se purifier et d’être en communion avec les ancêtres. Le guide aborigène nous a ensuite montré quelques plantes médicinales (hi hi hi) et autres coutumes de la forêt : tout simplement génial! On a ensuite marché dans la forêt jusqu’au court d’eau (et j’ai eu mon pont suspendu, dédicace à tatie et xénie lol). Puis une petite croisière nous a permis de voir les crocodiles. J’ai ainsi appris que la région était infestée, qu’il y avait les crocodiles d’eau douce, mais aussi des crocodiles dans la mer. Donc certains se baignent mais c’est totalement idiot et certains meurent aussi (plusieurs cas par an). Bref team capon, je n’ai pas mis un orteil dans l’eau mdr. J’ai passé une bonne journée et j’ai bien ri (merci Alex et Baptiste lol). On a enfin vu le coucher de soleil à Port Douglas. Le guide m’a ramenée à l’auberge à 19h30. Une super longue journée mais tip top.

Mon dernier jour à Cairns, j’ai pris le bateau jusqu’à Green Island, pour voir la grande barrière de corail. Pas fan du tout du snorkeling (je n’aime pas, laisse moi stp woy), j’ai opté pour le Bottom Glass boat, un bateau avec un fond en verre permettant de tout voir. Et waouh, je n’ai pas été déçue du spectacle. L’eau est tellement limpide que tu vois même en regardant à l’extérieur du bateau. J’ai vu des tortues, des poissons aux couleurs chatoyantes, du corail. J’en ai pris plein les yeux pendant une heure. Ensuite, j’ai chillé sur la plage. Tu sais déjà que j’adore ça alors j’ai profité d’une petite plage où j’étais seule. J’ai bronzé, je me suis baignée dans l’eau super chaude du Pacifique. Super journée.

Mais tout a une fin. Mon voyage en Australie s’arrête ici. J’ai plus qu’adoré la côte Est du pays et j’ai vécu l’un de mes plus grands rêves. Mais il est temps d’aller à Bali maintenant. À suivre….

Que viva Australia ! (Part I)

Je pars donc pour Sydney. Toujours personne à côté de moi dans l’avion (hi hi hi) et seulement 3h de vol, donc super voyage. J’ai dormi 2h30 (la nuit dernière a été courte aussi mdr) et le vol a été rentabilisé. Arrivée à l’aéroport, j’appelle le loueur qui vient me récupérer (service free shuttle ou navette gratuite quoi). J’ai en effet loué un campervan, une sorte de voiture-caravane avec un lit, une cuisine et un espace de vie (si si, la pub dit tout ça je t’assure). La fille à l’accueil est française (merci Émilie) donc ça simplifie les démarches (même si l’anglais est courant hein 😂). Après les demarches administratives, elle me montre comment démarrer le véhicule, comment allumer la gazinière portable, comment déplier le lit ou installer la table à manger. La publicité n’était pas mensongère. Le véhicule n’est pas très grand mais très fonctionnel. J’apprends et je l’écoute attentivement (tu connais déjà ma mémoire de poisson rouge alors crois moi je suis hyper concentrée). Et c’est déjà le départ et la conduite à gauche. 5 secondes d’appréhension j’avoue mais très vite je prends le pli et je m’habitue à la circulation. Easy! Je pars faire les courses, je trouve un camping à proximité pour passer la nuit (tout ça en 1h chrono hein) et je vais récupérer ma maman à l’aéroport. Super retrouvailles ! Enfin, enfin, ma maman est revenue (euh tu me laisses stp). On passe une soirée tranquille à rattraper temps perdu, c’est génial.
Le lendemain, on décide d’aller visiter Sydney. On prend le bus à proximité du camping et on arrive dans le centre-ville à Central Station. On marche tranquillement dans les differents quartiers (chinatown, quartier d’affaires,…) et on arrive sur les quais. Il fait beau et chaud donc c’est hyper agréable. On voit au loin le célèbre opéra de la ville et on prend de belles photos. Nous marchons ensuite jusqu’au Botanical Garden qui est juste splendide. On prend le petit train (hi hi hi) qui nous permet de visiter l’ensemble du parc en 35 min (il est super grand). La balade était tip top mais on finit par rentrer se changer parce que ce soir on mange au restaurant de l’opéra de Sydney, le Benelong (mille mercis Sami pour ce splendide cadeau). Le cadre est magnifique, les plats sont raffinés, le service est excellent : une super soirée de reines avec maman 🥰.Le lendemain, on prend la route pour Brisbane, à plus de 900 km de Sydney. Petit passage éclair chez le loueur pour vérifier 2 trucs et c’est parti. Alors la conduite à gauche, il faut s’adapter et beaucoup se concentrer, mais c’est jouable lol. On ne voit pas grand chose parce que j’ai pris l’autoroute (on fera les routes touristiques au retour euh). Les paysages ne sont pas typiques de l’Australie de mon imaginaire. Mais le voyage reste agréable. Après presque 7h de conduite (et 30 min de sieste j’avoue pendant une petite pause), on décide de s’arrêter pour la nuit à Emerald Beach (oui maman tu as comme toujours eu raison hi hi). On a trouvé un super camping à proximité de la plage et notre emplacement est idéal. Une balade sur la plage (qui ressemble a salines dixit maman, et je suis assez d’accord), une balade dans le camping où on croise des animaux improbables (un iguane, des dindons, des cacatoès), une balade dans le quartier (très beau et paisible avec ses plantes tropicales comme à la maison), la soirée est vite écourtée pour aller dormir parce que nous sommes quand même fatiguées de cette journée passée sur la route.Le matin, je me réveille à l’aube et je décide d’aller courir. Mon genou va mieux et il est temps de me remettre au sport parce que, comment te dire… Enfin bref, il est urgent que je me remette au sport intensif lol. Donc petit jogging matinal sur la plage, quand au détour du parcours, je tombe nez à nez avec… des kangourous. Oui oui, tu as bien lu, des kangourous. J’ai arrêté de courir javoue (au cas où ils me boxeraient mdr, team capon). Mais finalement ils ne m’ont même pas calculé. J’ai pris des photos et j’ai fini ma boucle. J’ai vécu un de mes rêves ! Merci, merci, merci.On reprend la route en direction de Brisbane. Il nous reste 4h de route donc on est assez cool aujourd’hui. Après une pause ravitaillement (on a fait des courses quoi, vive le campervan avec sa cuisine et son mini frigo), on repart. Petite anecdote : on passe à Tamar street et maman me dit qu’elle espère que Ralph sera là. J’ai mis 5 minutes à comprendre mais ça a refait ma journée mdr (je ris encore mdr). On s’arrête pour déjeuner après 2h de route à Ballina. Le point de vue est sympa et on voit même des dauphins. Vraiment chouette de déjeuner dans de telles conditions. On continue notre route en passant par Byron Beach. La ville est jolie et très touristique. On arrive finalement près de Brisbane (enfin !). On décide de s’arrêter à Jacobs Well. On dort près de la marina. Il y a pleins d’oiseaux, un cadre sympa comme tout. La côte Est australienne tient pour le moment toutes ses promesses.

Je me réveille sans m’en rendre compte à 4h30 du matin et je pars courir à 5h. Dans ma tête, il fait jour donc il est 6h passés mdr. Je profite du lever de soleil et je vois pas mal d’oiseaux sur la côte ce qui est chouette. On prend notre temps et on part pour Brisbane. Vu le réveil matinal, on arrive à Brisbane très très tôt mdr. On part visiter le centre-ville. Il y a des bus gratuits (oui tu sais déjà que j’adore ça) mais aussi le city hooper qui est une pétrolette gratuite (c’est nouveau mais j’adoooooore). On fait donc nos touristes dans le bateau et on profite du soleil et de la mer. On continue à pied pour aller récupérer la voiture. Puis on va au Lone Pine Koala Sanctuary (c’est maman qui a choisi hein). On voit bien sûr des koalas, mais aussi des kangourous, des émeus, des wombats, des diables de Tasmanie, des reptiles… C’était sympa. C’est déjà la fin de la journée alors on part dormir dans un camping pas loin de Brisbane. Le camping 5 étoiles, l’un des meilleurs depuis le début de l’aventure australienne.Le lendemain, on décide de trainer à Brisbane avant de reprendre la route. On redescend tranquillement sur Sydney. On visite les villes de la côte (Coffs Harbour, Port Macquarie, Newcastle, Blue Mountains) et on dort dans des campings sympas (à Mermaid beach, Brooms Heads, Sapphire beach, Milestom, Ana bay…). On choisit les campings au hasard (euh ouais avec un accès à la plage quand même hein mdr). On se détend et on profite à fond.

Et c’est déjà la fin du séjour de maman (snifffffff, et laisse moi d’abord euh). Je continue mon trip seule et je dois reprendre mes habitudes. Encore presque 2 semaines en Australie avant l’Indonésie. A suivre donc…

La renaissance en Nouvelle Calédonie

Je quitte donc Auckland pour la Nouvelle-Calédonie. J’attends mon vol tranquillement quand je vois au loin ti Tomtom de Kassav’. Superbe rencontre impromptue trop sympa qui fait trop plaisir et qui est au top du top (merci Thomas pour la motivation).

Et si à Auckland j’étais fatiguée, déprimée et j’en avais marre du voyage, Nouméa et la Nouvelle-Calédonie ont tout changé. Alors je vais beaucoup remercier parce que j’ai passé une excellente semaine, le genre de semaine qui me rappelle pourquoi j’ai entrepris de partir si loin et si longtemps. Et qui me donne envie de repartir en Janvier (non je ne sais pas encore ce que je ferai, mais bon peut-être hein ….).

J’arrive donc à Nouméa et je me dirige vers l’auberge. Alors le dimanche c’est comme chez nous, pas grand chose d’ouvert et assez mort. Mais je suis accueillie dès le parking par ma future copine de chambre. Et l’ambiance dans notre chambre a été géniale (merci Léa et Lucille). J’ai passé une excellente 1ère soirée avec elles et je me suis enfin sentie bien dès le départ.

J’ai été mise en contact avec des antillais de Nouméa (merci Laurie et Davina). Et ils m’ont permis de passer des moments inoubliables (attends, je te raconte).

Le lendemain matin, je descends (l’auberge est en hauteur au-dessus de la villle) visiter Nouméa. Je marche jusqu’au ferry, au marché, je sillonne la ville. Puis je pars en direction de la plage pour me détendre. Je suis arrivée lors de la semaine de lancement des nouvelles lignes de bus. Les transports étaient donc tous entièrement gratuits. C’était génial ! J’ai donc pris le bus vers la baie des citrons, l’anse Vata, je suis allée sur l’îlot canard et à Kundu beach. J’ai eu une journée bien chargée et j’ai adoré. Le soir, j’ai été invitée à manger chez un ami d’une amie (merci Davina, Guillaume et Christine). J’ai passé un super moment. J’ai appris qu’il est le cousin de ma cousine (coucou Axou). Le monde est trop petit.

Le lendemain, je suis allée au centre culturel Tjibaou pour mieux comprendre la culture Kanak. Et j’ai passé une excellente matinée. Je suis restée 3h au musée, je me suis promenée et laissée imprégner de cette culture que je découvre et qui m’attire tant. L’après-midi, j’ai pris plusieurs lignes de bus afin de sillonner les quartiers de la ville et c’était génial. Le soir, l’ami de l’ami de Laurie est venu me chercher (loool merci Gaël « Dji » hi hi hi, et merci Patrick et Arthur). Direction une soirée salsa. J’ai beaucoup ri j’avoue et je me suis bien amusée.

Le 4ème jour, je suis allée sur l’île du phare Amédée avec un groupe de l’auberge (merci Coline, Charlène, Mélanie, Amélie, Manon, Manu, Flo, Thomas et Vivien, franchement merci). Petite ballade en bateau de 45 minutes avant d’arriver sur l’îlot. Et là les paysages sont juste magnifiques (va voir sur polarsteps mdr). Le guide nous parle de « tricotin » (enfin c’est ce que j’entends). Jusqu’à ce que je comprenne qu’il s’agit en réalité de tricots rayés et que ce sont des serpents. Oui oui des serpents 😱. Le guide est reparti et ne reviens que 6h plus tard. Les gens, je suis bloquée sur l’île avec plus de 4000 serpents. Je respire et bon je vais profiter quand même hein (tchip mi sé sa, le lâcher prise, se greffer dans les plan des gens, ne pas savoir où on va, tchip, bref….). Je décide de monter en haut du phare. 580 marches plus tard (même pas essoufflée mdr, en douceur), la vue est éblouissante et à couper le souffle (polarsteps baby). Je descends ensuite sur la plage et je fais du snorkeling (de la plongée avec un masque et un tuba mais c’est plus sexy de dire snorkeling hi hi hi). J’ai vu et touché une tortue (oh la la), j’ai vu un mérou et plusieurs poissons colorés. C’était génial. Et puis une petite sieste sur la plage s’impose (la nuit dernière a été courte mdr). Je dors sérieusement quand je sens quelque chose de froid et bizarre sous mes fesses. Oui oui, l’un des serpents les plus venimeux du monde est sous mes fesses. J’ai paniqué, me suis levée en urgence et lui ai marché sur la queue. L’horreur absolue. J’ai mis 1h à retrouver une respiration normale et j’ai sagement attendu sur le pont que l’on me ramène à Nouméa. Mais j’ai passé une excellente journée hein mdr.

Le 5ème jour, Guillaume et Christine m’emmène avec eux en brousse pour 4 jours d’aventure. Alors on lâche prise et c’est parti pour l’aventure. On arrive ainsi à Poindimié dans l’après-midi, dans la province nord de l’île, à 4h30 de route de Nouméa. Petite soirée très sympathique autour de grillades (mille mercis Laurent pour ton accueil). Le lendemain, on part sur l’îlot Tibarama, à 10 minutes de bateau. La journée est magnifique, on fait un barbecue sur la plage, on profite. La vie est belle, et quoi que j’ai fait pour vivre ça, j’espère le refaire pour être de nouveau récompensée.

Le 6ème jour, on part avec Guillaume et Christine à Poya, toujours en brousse, chez un ami à eux (merci Jean-Marc et Marleine pour votre accueil). J’ai l’impression d’être dans un ranch au Texas. Les paysages sont magnifiques. Il y a des rapaces sur le cadavre d’un animal, des élevages de bœufs et des terres sèches et arides. Le dépaysement est total. L’ambiance à l’arrivée est très conviviale. Je vais camper pour la 1ère fois de ma vie les gens. J’installe donc la tente (merci Laurent et Christine mdr parce que seule j’y serais encore). On mange en musique, internationale et kanaki (zouk et compas font fureur là bas aussi lol). Après la fête, il est temps de rejoindre la tente. Alors pour une 1ère expérience, je n’aurais pas pu espérer mieux. Je suis en sécurité dans leur jardin. J’ai un matelas gonflable et un duvet. J’ai excellemment bien dormi. Je recommencerai le camping, c’est top.

Après cette super nuit, on rentre vers Nouméa. On s’arrête sur la route à Poe à la baie des tortues, à la Roche percée et on va déjeuner à l’hôtel Sheraton. Il fait super beau, c’est magnifique, j’en prends pleins les yeux. Mais toute bonne chose a une fin et Guillaume et Christine me ramènent à l’auberge (j’arrête de vous dire merci mais franchement les amis je n’en pense pas moins). Il est temps de faire la valise. Dernière soirée avec mes coloc Léa et Lucille et on rigole dans la chambre jusqu’à tard dans la nuit.

Je pars demain pour Sydney en Australie où je rejoins ma maman pour un trip en campervan. Yeah!

A suivre donc…